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lundi 10 avril 2017

2017 04 02 - Marathon de Rome

Marathon de Rome 2017


Dès la fin septembre 2016 j'ai commencé à me renseigner sur cette course. Entre Madrid et Rome, madame a choisi l'Italie mais, comme le site internet n'est pas très bien traduit, qu'il est question d'une runcard, d'un certificat médical avec examen cardiaque, j'ai décidé d'aller au plus facile et de faire confiance à l'agence Coureurs sans Frontière. C'est peut-être un peu plus cher mais on s'occupe de nous emmener à l'hôtel, au retrait des dossards ce qui va ma faciliter la vie.

Le voyage s'est bien passé. Le bus nous emmène au palais des congrès, dans un quartier Mussolinien, où il faudra être patient pour retirer notre dossard.

Après une longue file d'attente (heureusement sous un beau soleil), nous entrons enfin dans cette grande bâttisse. Une jeune italienne me remet mon enveloppe et me renvoie vers une personne, certainement française vu sa façon de s'exprimer, qui va nous expliquer tout ce que contient l'enveloppe. Ne reste plus qu'à suivre le tapis rouge qui nous emmène au retrait du sac à dos pour la consigne et du T-shirt. 
On ne s'éternise pas, de toute façon je ne capte rien à l'italien...

20 minutes de bus plus tard nous sommes à l'hôtel Massimo D'Azeglio, à côté de la grande gare centrale Termini. C'est qu'il est déjà plus de 15 heures et nous avons faim. Une fois nos affaires déposées dans la chambre, une bonne assiette de pâtes avalée, nous commençons à découvrir cette magnifique ville toujours sous un beau soleil.
Rendez-vous est donné à 19h30 pour la pasta party au restaurant de l'hôtel. Nous faisons la connaissance d'un gentil couple originaire de Bretagne. Cette belle soirée ne s'éternise pas car le lendemain il y a un marathon à courir.
Mes affaires sont prêtes, donc pas de stress pour le réveil. Vers 7h00 je prends un petit déjeuner un peu trop léger à mon gout puis à 7h30 je retrouve la petite moitié du groupe qui va rejoindre la zone de départ ensemble. L'autre moité ayant décidé de se débrouiller par ses propres moyens.

Notre guide connait bien l'épreuve et nous fait passer par le chemin le plus court. Comme le Colisée et la zone de départ sont grillagées, il faut savoir où passer sinon on fait quelques kilomètres de marche supplémentaires avant les 42 du marathon.

La foule est dense mais on rejoint assez facilement notre sas de départ. Comme nous ne sommes pas loin de notre hôtel, je ne laisse rien à la consigne et comme je ne sais pas ce que je vais trouver sur les ravitaillements, j'emporte avec moi 3 barres de céréales.

Le départ de notre vague est prévu pour 8h45. Eric, notre guide, nous dit qu'avec les italiens... mais l'un des speakers annonce en français que nous allons bientôt partir et effectivement le décompte est lancé en italien. Nous nous souhaitons bonne course et nous partons à l'heure !

Très bonne ambiance sur la zone de départ mais très vite, après 3 minutes de course le ciel s'assombrit, le tonnerre gronde, quelques éclairs et les gouttes d'eau commencent à tomber. La température est pourtant clémente malgré la pluie qui ne me quittera pas jusqu'au 13e km avec une averse limite grêle.

Le début de course est un peu vallonné et contrairement à ce que je pensais mes Hoka tiennent bien sur les pavés humides. Par contre impossible de faire des photos, j'ai donc rangé mon appareil dans une pochette de ma ceinture. Faire des photos au flash en courant n'a aucun intérêt autant protéger mon appareil de l'eau et d'une éventuelle chute.

Comme je n'ai pas mes lunettes et que l'eau recouvre ma montre, impossible de savoir quelle est mon allure mais comme tout se passe bien ça ne m'inquiète pas, je profite.

Après être passé devant la Basilique Saint-Paul-Hors-Les-Murs, nous traversons une première fois le Tibre par le pont G. Marconi. 
Au second ravitaillement je comprends l'affichage des chronos. Le panneau affiche le chrono pour chacune des 3 vagues et là je comprends que je me suis cramé et que je vais le payer certainement vers le 37e. J'avale une bouteille d'eau à bonne température et je continue cette belle aventure. 
Malgré la pluie nous sommes régulièrement encouragés. J'imagine que par beau temps il y aurait plus de monde. Sur une courte portion, nous devons partager une large avenue avec des automobilistes dont certains nous encouragent derrière la vitre de leur véhicule.

Nous traversons à nouveau le Tibre que nous allons suivre sur 4 km. Au troisième ravitaillement je vois apparaitre des aliments solides. Y en aura t-il aussi sur les ravitaillements suivants ? Comme je viens d'avaler ma première barre de céréales je ne prends qu'un gobelet d'eau.
De là où nous sommes, nous ne voyons ni le fleuve ni la magnifique petite Ile Tibérine. Par contre je commence à apercevoir le sommet de la Basilique Saint Pierre. 

La pluie nous abandonne. Il y a une bonne ambiance dans le peloton. Pas mal de français et des Italiens qui parlent fort et même certains qui chantent.
Juste après avoir vu le château Saint-Ange puis l'arrière de l'imposant palais de justice (cour suprême de cassation) nous passons de l'autre côté du Tibre pour passer devant le tribunal. Je sais que la Place Saint Pierre n'est plus très loin. Effectivement, 500m plus loin, je me retrouve face à la Basilique que nous voyons si souvent à la télé.

Quelques kilomètres plus loin, après avoir passé le semi-marathon, nous rejoignons la rive droite du Tibre. Après deux kilomètres nous passons devant le Stade Olympique de Rome et l'imposant complexe sportif puis nous passons sur la rive gauche. Nous devons à nouveau partager la chaussée avec de rares voitures. Au ravitaillement, je vais prendre une bonne poignée de fruits secs et un gobelet d'eau juste avant d'attaquer ce suis sera pour moi la grosse difficulté du parcours. C'est qu'elle fait mal cette petite grimpette du 28e km. Quelques-uns marchent, je vais faire l'effort de ne pas m'arrêter, ça aussi je vais certainement le payer plus tard. Tout baigne, pourvu que ça dure...

Du 33e au 37e km nous allons redescendre vers le centre ville en longeant le Tibre. Nous nous engouffrons dans la vieille ville, traversons la très belle piazza Navona où je me fais dépasser par ce qui semble être le meneur d'allure des 4 heures et par un groupe d'italiens qui galopent dans la joie et la bonne humeur en chantant.
Le 37e km est passé, je craignais le pire. La vitesse a baissée mais ce n'est pas le gros coup de barre habituel. Peu après je me retrouve en bas de la place de Venise, je vois l'arche d'arrivée sur ma droite mais nous allons tourner à gauche. Il y a encore 4 bons km à faire. 

Je me retrouve sur la Via del Corso, cette longue artère centrale qui va nous emmener sur la Piazza del Popolo (Place du peuple). Beaucoup de monde sur cette avenue mais plus de touristes que de supporters qui n'ont qu'un seul et unique objectif : traverser !
Et ce qui devait arriver arriva. Un touriste qui déboule juste devant moi sans avoir regardé. Je n'ai d'autre choix que de m'arrêter brutalement. Là, ça fait mal, j'ai du mal à relancer.
Je contourne la place du peuple pour une nouvelle longue ligne droite qui va nous faire passer devant la belle place d'Espagne. 

La pluie refait son apparition avec un petit vent frais de face, c'est le gros coup de bambou qui me tombe dessus. Fallait que ça arrive, je m'y attendais, c'est la logique des départs trop rapides. 
L'allure en prend un gros coup. En plus j'ai les pieds trempés et je n'aime pas ça. 
Au dernier ravitaillement, à l'entrée d'un tunnel, je prends à nouveau des fruits secs et une bouteille de Powerade. C'est trop de sucré pour moi, ça passe mal, quand ça ne va plus, rien ne va plus ! Fort heureusement il ne reste qu'un bon kilomètre à faire. 

Je me retrouve sur la Via Nazionale. Pour y être passé la veille je sais où est la marque du dernier kilomètre.

Ca commence à descendre un peu mais les pavés ne sont pas en bon état, il faut rester vigilant.
La place de Venise est là, les encouragements sont nombreux. Deux virages à gauche plus loin l'arche d'arrivée me fait face et je passe dessous après plus de 4 heures d'efforts, hyper heureux d'être allé au bout sans bobo.

On me remet une jolie médaille puis on une couverture de survie. Je constate qu'il y a pas mal de monde au massage, pas le temps d'attendre, la première sortie à gauche est la rue de mon hôtel et ma femme m'attend justement à cet endroit sous la pluie.

Voilà une belle course qui se termine. J'ai trouvé que l'ambiance à l'arrivée était un peu tristounette comme dans Central Park à New-York. La pluie, mais aussi et surtout les nombreuses barrières, les mesures de sécurité y sont certainement pour quelque chose. Je trouve ça dommage.
Je regrette aussi de ne pas avoir vu de ravitaillement à l'arrivée, peut-être fallait-il aller un peu plus loin. Cela dit, j'ai passé un agréable moment, j'ai adoré cette course, dommage que la météo n'était pas favorable.

Merci à Eric de Coureurs sans Frontière pour sa bonne humeur, ses conseils, etc...
Un grand merci aussi à tous les bénévoles de cette belle épreuve.
Bravo à tous les participants et au groupe CSF.
Maintenant place au courant de la Liberté, un marathon Normand !



Liens vers les galeries photos non triées et non modifiées :
Album course
Rome le 1er avril
Rome le 2 avril
Rome le 3 avril
Rome le 4 avril
Photos avion



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dimanche 18 décembre 2016

2016 12 04 - 63e SaintéLyon (72km entre St-Etienne et Lyon)

63e édition de la SaintéLyon


Après deux participations dans des conditions extrêmes en 2012 et 2013, je m'étais promis de ne plus prendre le départ de cette SaintéLyon. Mais comme il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis et pour accompagner Florian (fils de Patrick le pompier stéphanois), je me suis réengagé dans cette folle aventure.
Ce n'est pas le parcours ni courir la nuit, ni la foule, qui me dérangent, bien au contraire. La course nocturne dégage une atmosphère que j'aime bien. Ce qui me fait peur, ce sont les conditions climatiques dans la région en cette période de l'année. Elles peuvent être capricieuses et terribles. Mais cette année le ciel semble être avec nous. Il y fait froid mais pas de pluie ni de neige depuis une dizaine de jours, ce ne sera donc pas holiday on ice cette année. Je laisse mes Ezyshoes à la maison.
Enfin ça, c'est sur la papier car, nous verrons plus loin que ça ne s'est pas présenté comme je l'imaginais.

















Nous arrivons à Lyon en tout début d'après midi. Nous trouvons une place pour la voiture juste à côté de la Halle Tony Garnier en espérant la retrouver le lendemain. Direction le retrait du dossard dans cette grande et belle salle que je découvre (avant c'était au palais des sports).
Ils sont quelques-uns a déjà avoir ouvert leur enveloppe pour une photo souvenir avec le dossard sur le dos sous l'arche d'arrivée. Je ne suis pas superstitieux mais je ne passerai sous cette arche qu'après avoir fait les 72 km. Un petit tour dans les stands, j'en profite pour acquérir un petit gobelet car j'ai oublié le mien puis nous retrouvons Olivier venu en train.

Un petit verre au bar de la salle puis direction Saint-Etienne en covoiturage organisé par Florian. Sur place nous nous retrouvons dans sa famille, chez sa sœur pour être précis, que je remercie une fois de plus pour son accueil. Quelques courses (alimentaires) avec Pat, un petit apéro et nous dégustons les délicieuses pâtes préparées par la maman de Florian.

Nous avons le temps nécessaire pour nous préparer sans se presser, sans stresser. Il est un peu plus de 22 heures quand je laisse mon copain d'un soir, Guinguette, pour aller au parc des expositions de Saint-Etienne où sera donné le départ. 

Fouilles obligatoires pour entrer dans le parc. Nous déposons tout de suite nos sacs aux camions qui les achemineront à Lyon puis c'est l'heure des dernières photos avant de rejoindre la zone de départ.
Cette année l'organisation met en place un départ par vagues toutes les 10 minutes pour étirer le peloton afin d'éviter les embouteillages sur certaines portions du parcours et sur les ravitaillements. Avec Florian on espère partir dans le seconde vague pour ne pas s'emballer dès le début mais il n'y a aucun repère. On entre donc dans ce sas unique en essayant de ne pas trop s'approcher de l'arche et nous réussirons notre coup.

Il est 23h40 quand le départ est donné pour les quelques 1 400 premiers coureurs. Quelques minutes plus tard nous nous rapprochons de l'arche, nous partirons bien dans la seconde vague à 23h50. Florian est impatient, tout comme Olivier qui s’échappe devant moi dès la ligne franchie peu après l'heure prévue à ma montre. Comme je vais basculer sur la droite de la route je vais le perdre de vue.

Un petit coup d’œil à la montre pour constater que je suis parti un peu vite. Nous traversons la ville où quelques personnes nous encouragent, c'est sympa d'autant qu'il ne fait pas chaud.

Après plus de 7 km nous quittons le bitume pour le premier sentier. Première glissage aussi dans une toute petite descente heureusement sans conséquence.
C'est aussi le premier embouteillage. Il y en aura encore un ou deux un peu plus loin.
Le regroupement de coureurs laisse évacuer pas mal de vapeur et mes lunettes sont recouverte de buée, je n'y vois plus rien, ça commence bien !
Nous sommes à la queue leu leu. Il est parfois difficile de dépasser mais certains prendront quand même pas mal de risques pour gagner quelques places, je ne joue pas à ce petit jeu dangereux. On court, enfin, on court quand ça ne monte pas car ça commence à bien grimper. J'arrive à garder Florian en ligne de mire. On ne se perd pas même si je vais souvent le confondre avec un autre coureur qui a un sac identique et une tenue un peu similaire, juste une veste légèrement plus claire. Comme il a visiblement la même allure que nous, il va  se retrouver quasiment sur toute la course à nos côtés.

A deux kilomètres du premier ravitaillement de Saint-Christo-en-Jarrez, une demoiselle me demande ce qu'elle doit faire car elle a les genoux HS. Je lui réponds qu'elle n'a pas d'autre choix que de continuer sur ce chemin jusqu'au prochain ravito et lui propose de rester avec elle. Elle m’assure que ce n'est pas la peine, je lui souhaite bon courage !
Nous arrivons à St-Christo. Pas mal de monde car c'est une zone de passage de relais pour celles et ceux qui font la course en équipe.
J'annonce à Florian qu'il me faut une pause pipi mais il y a la queue aux toilettes (il n'y en a pas beaucoup). On verra après avoir avalé un petit gâteau et fait le plein des bidons.
Cette année ils ont mis des tables de chaque côté mais le fond de la tente est fermé si bien qu'on ressort pas l'entrée, du coup ça bouchonne, pas très futé.

A la lueur de la lune, on constate que le village comme ses alentours sont recouverts de givre. On se rend compte aussi que les escaliers et même la chaussée sont glissants. Il faut être vigilant partout. A la sortie du village nous allons trouver un buisson isolé pour nous soulager. Là, je vais avoir un petit pépin. Le cordon de mon collant est bloqué, coincé, je suis dans la mouise ! Heureusement, Florian saura me tirer de ce bourbier, je ne vous expliquerai pas comment.
On a perdu pas mal de temps, on s'est refroidi. Dur dur de repartir surtout que le brouillard va faire son apparition et ce n'est pas que de la buée sur mes lunettes. A partir de là, je vais subir le froid et à chaque fois qu'on va se mettre à marcher, je vais grelotter. Pire, l'humidité, le givre vont rendre très glissant routes comme chemins. Même sans neige, on a des conditions de course dangereuses. Pour l'instant j'ai évité la chute à plusieurs reprises.






























Ce froid ne décourage pas quelques givrés à nous encourager au milieu de nulle part. Certains ont allumé un feu et il y a même les habitants d'une maison isolée qui ont sorti la sono, c'est le TOP, MERCI.

Alors que tout se passait plutôt bien, la douleur dans le haut de la fesse gauche se manifeste légèrement. Petit à petit elle va remonter vers le bas du dos. Rien d'inquiétant mais d’imprudence pour que ça ne s'aggrave pas.
Tout à coup mon esprit va être monopolisé par l'idée de vouloir dormir. La nuit précédente a été agitée, je n'ai pas beaucoup dormi, je suis un peu en mode robot. Cependant, je dois rester vigilant car la descente sur Saint-Catherine est dangereuse, pas mal de coureurs vont s'en rendre compte, heureusement des chutes sans gravité.

Saine-Catherine est là. Je dois refaire le plein des bidons. Je comptais remettre de l'Isostar dans les bidons sauf qu'avec le frottement dans ma poche contre mon appareil photo, les pastilles, que j'ai enveloppé dans du papier alu, se sont transformées en poudre. Pire, certains emballages ont cédé et avec la transpiration ça s'est collé partout, l'appareil photo est inutilisable, paix à son âme.
Pas le choix, je m'en passerai, je me contenterai d'eau plate nature. Ici aussi les tables ont été doublées mais quasiment impossible d'y accéder. Trop de monde et aussi des coureurs qui restent plantés devant...
Dans cette foule j'arrive à retrouver Florian et on repart même si je serai bien monté dans un bus pour dormir.

Je lui annonce que nous allons attaquer la partie la plus dure (à mon avis) du parcours. Dès la sortie du village ça grimpe de nouveau puis un panneau va nous informer d'une descente dangereuse, c'est le fameux bois d'Arfeuille. Une zone boueuse que tout le monde veut éviter provoque un bouchon. Je serai bien allé tout droit mais je ne sais pas si Florian aurait suivi. En bas de cette célèbre descente, virage à gauche toute et là le mur !
Son nom "le Rampeau" : 750m pour 180m de D+-pente de 20% env (source organisation). La progression est silencieuse, je monte sans râler (pour une fois...). Je pense avoir dépassé Florian et m'arrête au milieu de la pente pour l’attendre, j'en profite pour grignoter mais je l'ai confondu avec l'autre coureur, Florian m'attend en haut.

On arrive tant bien que mal au ravitaillement suivant après un monotrace qui va occasionner un dernier bouchon. On regarde notre montre et on se dit que les premiers ont certainement terminé...
Je fais l'appoint de mes bidons et on continue. Je constate rapidement que l'eau a un drôle de gout, j'insiste pas et n'en bois plus.

Malgré le manque d'entrainement, Florian est en forme, toujours devant il relance plus vite que moi. C'est en me mettant à marcher plus tardivement que lui quand ça monte que je reviens à son niveau. Puis ce qui devait arriver arriva, me voilà au sol. Pas de bobo mais j'ai peur pour mon téléphone. Sur le coup il semble en état de fonctionnement mais une semaine après une zone de l'écran ne répond plus, direction le SAV.
Se présente à nous une belle descente boueuse à souhait. Personne ne veut se salir les pieds alors alors ça se met en file indienne de chaque côté. Si c'est humide et boueux c'est que ce n'est pas gelé, pas de verglas. Comme mes pieds ne craignent rien puisque j'ai mis mes chaussettes étanches, je passe au milieu et j'adore ça. Je fais quand même attention aux rochers qui peuvent être glissants.
J'éclabousse des gens qui râlent. C'est quand même formidable ces personnes qui ne veulent pas se salir sur un trail.
Florian ne m'a pas suivi, du coup je dois l'attendre en bas. Il me dit que lui aussi a eu le droit à une belle gamelle. Après une autre belle côte et des descentes assez techniques nous arrivons sur une longue portion de bitume qui nous emmène à Soucieu-en-Jarrest. C'est là qu’apparaît un nouveau problème pour moi au niveau des doigts de pieds. J'essaie de courir tant que possible sur l'herbe, ça me permet de souffrir moins.

Le jour s'est levé quand nous entrons dans le gymnase de Soucieu. Les tables sont bien achalandées, on en profite un maximum. A la sortie de la salle Florian rempli sa poche à eau, je vide mes bidons et refait le plein.
La traversée de la ville sera un véritable calvaire pour mes pieds. Nouvelle glissade, ma jambe droite part en grand écart, j'évite la chute mais j'ai comme l'impression que la pubalgie est de retour. 
Je continue quand même sur ces routes très glissantes. Je cours autant que possible sur l'herbe des bords de route. C'est moins glissant et les décharges électriques dans les orteils sont moins fortes.
Je dis et répète à mon ami Florian qu'il peut partir et finir seul, il gagnera du temps mais il est têtu le bougre et ne veut pas m'abandonner.

A partir de là, je vais reconnaître certains lieux comme le talus où une ambulance s'était échouée à cause du verglas la première année, le parc de Chaponost...
Mais j'ai oublié à quoi pouvait ressembler la route qui les relie. Pourtant je me rappelle de la passerelle intermédiaire qui permet de traverser une petite rivière.
De toute façon il y a d'autres changements car le dernier ravitaillement est dans le gymnase de Chaponost, juste avant d'entrer dans le parc alors qu'il était auparavant au lieu-dit de Beaunant à Sainte-Foy-les-Lyon, juste à côté de l'aqueduc du Gier.

On arrive justement à cet ouvrage. Je montre à Florian la belle côte qui nous attend en face sauf que de loin ça fait pas le même effet que quand on est au beau milieu de ce mur.
Je la pensais plus courte, ça grimpe bien. Je pensais aussi que c'était la dernière grimpette mais non, il y aura encore deux petites butes à gravir avant d'arriver aux escaliers qui nous permettrons de rejoindre les quais de la Saône.
Florian, qui se plaint un peu du genou et n'apprécie pas du tout ces marches à descendre. De ce côté là pas de soucis pour moi en plus le moral revient au beau fixe, la fin est toute proche.
Lyon se présente, on voit même la Halle Tony Garnier. Quelques marches à remonter, 2 ponts à traverser sous de nombreuses félicitations, faut savourer.
Nous entrons dans le parc, Hélène et Patrick sont là. Un petit bonjour rapide puis nous rentrons dans la salle pour franchir la ligne ensemble, heureux d'être allés au bout de cette aventure. Les douleurs disparaissent le temps de profiter de ces moments magiques.


Nous retrouvons nos amis covoitureurs. Olivier a fait un super chrono alors qu'Alan a dû abandonner à Soucieu suite à des soucis d'alimentation.
Nous récupérons nos sacs stockés dans une zone non surveillée. Ca, c'est limite ! Qu'on se serve soi-même pourquoi pas, mais qu'au moins un bénévole vérifie que la personne qui sort a bien le sac qui correspond au N° de dossard.
On se change, on se prend une petite binouze avec l'ami Patrick puis c'est l'heure de nous quitter. I il nous faut rentrer sur la capitale. Heureusement qu'Hélène était présente pour conduire sur la majeure partie du retour.

Au final un chrono inespéré même si, ici, il est difficile de comparer puisque le parcours, les distances et les conditions de course varient d'une année sur l'autre. De plus, contrairement à ce que je craignais, je n'ai pas subi le parcours mais le froid qui ne m'a pas lâché du 17e km à la fin.

Critiqué par certains, trail ou pas trail, ultra ou pas ultra, on s'en fout ! Cette course populaire, la plus vieille course nature de France, a des atouts que j'aime bien. Oui, il y a du monde mais j'ai connu des toutes petites courses avec peu de participants ou il y avait aussi des embouteillages.

L'important quand on aime courir n'est-il pas de courir ? c'est ce qu'on vient faire sur la SaintéLyon et c'est ce que j'ai fait avec des milliers d'autres passionnés.
Courir la nuit a ses particularités que moi j'aime bien. Cela dit j'aimerais bien faire le parcours une fois de jour pour voir un peu à quoi ressemble ces beaux paysages.

Par contre, ce que je trouve inadmissible ce sont tous ces coureurs qui n'ont aucun respect pour la nature, aucun respect pour les autres coureurs, aucun respect pour les bénévoles et l'organisation notamment en jetant leurs déchets (surtout des tubes de gel) n'importe où, alors qu'il y avait des poubelles un peu partout. Ras le bol de ces gros cons qui pourrissent la vie des autres. 

Pour terminer, merci aux supporters. Merci à Patrick, Patricia, Elsa, David, Hélène. Merci à Florian de m'avoir supporté de longues heures. Merci aux bénévoles, à l'organisation.
Maintenant place au repos, rendez-vous peut-être en 2017.










Trace GPS :



Vidéo :




Mes photos :




Les résultats solo 72 km :



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dimanche 11 décembre 2016

2016 11 27 - Le nouveau cross du Figaro

Le nouveau cross du Figaro


Une course que les moins de 20 ne peuvent pas connaître...
Je me souviens des reportages à la télé dans ma jeunesse qui montrait le départ de cette célèbre manifestation sportive parisienne née dans les années 60 qui était organisée jusqu'en 2000 dans le bois de Boulogne.

Elle renaît en 2013 dans le domaine de Saint-Cloud mais cette année elle propose un nouveau format :  courez quand vous voulez ! le samedi ou le dimanche sur 5, 10, 15 ou 20km et c’est au profit du Téléthon.
En vue de la Saintélyon qui se déroule la semaine suivante, c’est le 20 km qui m’intéresse pour une dernière sortie longue alors, quand Olivier (totorunning) m’a annoncé que j’étais le gagnant de son jeu, je me suis précipité sur l’inscription sans bien regarder le règlement. Si bien que c’est en lisant la confirmation de mon inscription que j’ai découvert qu’il n’y avait qu’une seule course de 20 km : le dimanche à 15 heures. Ce qui m’a intrigué c’est le nom de la course 20 km élite ! Je suis loin d’être une élite, j’espère ne pas finir dernier.

Juste avant de partir, on m’annonce par SMS qu’il me faudra retirer mon dossard à l’espace régularisation car l’espace presse va fermer. Jusque-là pas de soucis sauf que je suis parti un peu à la bourre et que j’arrive dans le domaine de Saint-Cloud par une entrée que je ne connais pas. Je vais donc m’y perdre un peu pour rejoindre le haut du parc (là où se trouve le dernier ravitaillement de l’écotrail de Paris). J’arrive dans les temps pour récupérer le dossard qui m’attend dans un sac rempli d’offres commerciales, de revues et deux bouteilles d’eau.
Un 5, 10 et 15 km sont en cours, Il n’y a pas beaucoup de spectateurs et aucune connaissance, c’est un peu tristounet.
Je me mets en tenue rapidement, dépose mon sac et vais repérer les lieux. J’assiste au premier passage du leader du 15 km. Il a belle allure, nous sommes 3 ou 4 à l’applaudir et l’encourager. Harry prend la parole pour annoncer l’ouverture de la zone de départ et qu’un échauffement collectif en musique est prévu vers 14h40. Nous sommes dans les 300/350 coureurs environ et bien qu’il fasse un peu frais ce sont pour moi de bonnes conditions pour courir.
Compte tenu de l’étroitesse de la ligne de départ et du premier virage 200m plus loin nous partirons par petites vagues et les premiers s’élanceront, avec un peu d’avance car la nuit va vite tomber. Tout juste le temps de féliciter le premier du 15 km qui établira le meilleur temps du week-end sur la distance et c'est parti !
C’est dans la dernière vague que je vais franchir la ligne de départ et déclencher le chrono pour ces 4 tours.
Pas d’objectif particulier si ce n’est faire une sortie longue alors je ne prends pas de risque et reste bien à ma place dans le troupeau. Le parcours est assez simple. 

Au bout de ligne droite, légère descente. En bas virage serré à gauche pour remonter. En haut petite ligne droite sur du plat avant de se refaire une descente/montée. Un contrôle de la puce au bout du parc, un léger faux plat montant puis descendant et on revient sur le plat de la zone de départ. Des panneaux indiquent la distance parcourue tous les kilomètres. Nous sommes sur des allées d’un parc, parfois recouvertes d’un bitume en mauvais état mais rien de bien compliqué ce qui visiblement décevra certaines personnes qui s’attendaient à du cross pur et dur avec beaucoup de passages techniques, c’est raté !
Je remarque rapidement qu’il n’y a pas que des élites et que je ne serai certainement pas le dernier cependant, ma montre affiche une allure bien trop rapide pour cette dernière virée avant la SaintéLyon.
A noter qu'après le premier tour plus d'animation. Les deux groupes de percussionnistes répartis le long du tracé plient bagage. Déjà qu'il n'y avait pas beaucoup d'animation, c'est encore plus triste.

Je vais gérer pour éviter qu’une petite douleur en haut de la fesse gauche ne prenne de l’ampleur je ralentis un peu. J’en profite pour papoter avec un coureur sympa qui filme la course de l’intérieur. Je vais faire le yoyo avec une féminine qui nous affirme être une piètre athlète mais qui se débrouille plutôt bien malgré le manque d’entraînement. 
Je vais juste profiter du ravitaillement pour boire un peu d’eau glacée au second tour, soit au 10e km et avec le soleil qui se couche, je vais passer la ligne d’arrivée après 1h47 d’efforts.
Le ravitaillement à l’arrivée est sympathique : eau, coca, petites brioches Pitch à la framboise ou au chocolat, boissons chaudes, petits gâteaux salés, bref, il y en a pour tous les goûts.
En quittant le circuit on me remet une médaille toute simple puis je file récupérer mes affaires pour me changer, j’ai les mains gelées.

Malgré le manque d’ambiance et de spectateurs j’ai passé un dimanche après-midi agréable avec des bénévoles sympathiques et une belle organisation.
D’après les résultats, il y avait : 724 coureurs sur le 5km, 1996 sur le 10k, 974 sur le 15 et 226 sur le 20km soit 3920 personnes classées sachant que certaines ont pu faire 2 ou 3 courses…

Prochain rendez-vous, la semaine prochaine, la nuit de samedi à dimanche du côté de Saint-Étienne pour les 72 km de la SaintéLyon.


GPS :



La vidéo officielle :



La vidéo de coursmetrage (le coureur rencontré en course) :











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dimanche 23 octobre 2016

2016 10 09 - 38e édition des 20 km de Paris


Les 20 km de Paris


Profiter du meilleur tarif (36€) a été ma première motivation pour remplir le formulaire d'inscription dès l'ouverture. La seconde est que j'avais réussi à Vincennes, quelques semaines auparavant, un bon 10 km (pour mon petit niveau) et je voulais savoir ce que j'étais capable de faire sur une distance plus longue. Un prix abordable, un parcours assez roulant, ces 20 km de Paris ont tous les ingrédients pour passer un bon moment.

Ce qui n'était pas au programme c'est la pubalgie qui m'est tombée dessus suite au trail des villes Royales fin février. Tous mes plans ont dû être revu et notamment le trail de la Vallée des Lacs dans les Vosges, que j'ai fait en grande partie en mode touriste.
Après un peu de repos et en utilisant un short dit "anti-pubalgie" de la marque Under Armour, l'été s'est plutôt bien passé. La douleur dans le bas ventre est partie mais l'adducteur droit demeure sensible alors je reste prudent. Quasiment toutes mes sorties se font à moins de 10 km/h, dans ces conditions impossible de faire une performance aux 20 km de Paris, ce sera donc une course plaisir.

Je vais retirer mon dossard vendredi midi pendant la pause méridienne. Il n'y a pas grand monde, ça va vite. Juste un bref arrêt au stand des courants de la Liberté car il est prévu que je participe au marathon en juin prochain.
Dans les courriels envoyés aux coureurs, l'organisation a bien insisté sur les consignes de sécurité et que les accès aux SAS seraient bien contrôlés. Il nous a été recommandé d'être à l'heure et comme chez moi, l'heure c'est l'heure, c'est avec une bonne dizaine de minutes que je me pointe à l'endroit où est censé se trouver la porte d'accès des dossards jaunes. Sauf qu'à 8h20 c'est encore un peu le bazar. Les grilles sont déplacées maintes et maintes fois et pendant ce temps là je suis quasiment seul à bien me cailler les miches.
Heureusement la journée devrait être belle. Le soleil se lève et petit à petit le monde arrive. Miraculeusement, presque dans les temps, nous pouvons enfin accéder aux SAS, départ dans moins d'une heure-trente !
Après une présentation du parcours par les speakers, deux brefs échauffements collectifs le départ des handisports est donné et 5 minutes plus tard ce sont les élites qui s'élancent suivi des préférentiels il est 10 heures.

On se rapproche de la ligne. On sépare le peloton juste derrière moi. Je ferai donc parti de la seconde vague. Ca m’inquiète un peu car j'imagine que la majeure partie des coureurs présents ici sont là pour faire un chrono entre 1h35-1h40, peut-être un peu moins, ça va donc partir vite. Un meneur d'allure en 1h40 se positionne devant ce qui confirme mes craintes, ça va être trop rapide pour moi. D'un autre côté, je me dis qu'en étant dans les derniers coureurs de cette vague, j'ai peut-être une chance de ne pas m'emballer dès les premières foulées.

Le décompte est lancé puis les fauves sont lâchés !
Conformément a ce qui a été dit et répété au micro, le départ, qui a changé par rapport aux années précédentes, est bien étroit. Moi qui voulait partir tranquillement je suis comblé, mais là on marche !
Faut toujours qu'il y ait des personnes qui se mettent devant alors qu'elles n'ont rien à y faire. Et en plus ils se mettent à 3 ou 4 de front, râlent quand certains les bousculent en les dépassant, inadmissible et un manque total de respect pour ceux qui courent.

C'est la première grosse nouveauté du parcours pour raison de sécurité. Au lieu se grimper directement l'avenue des Nations Unies pour se retrouver sur la place du Trocadéro, nous allons emprunter l'avenue de New-York le long des quais sur 900 m environ. 
L'avantage c'est que c'est plat. Mais ça va pas durer. Après 900m nous allons tourner à gauche pour prendre l'avenue Marceau qui va nous emmener à l'Arc de Triomphe. C'est là que se trouve la première difficulté, une légère côte pavée dans laquelle il faut être prudent.



Après avoir contourné l'Arc de Triomphe par la rue de Presbourg, on se retrouve sur l'avenue Foch qui est animée par quelques groupes musicaux. C'est très large, on ne se marche pas dessus.
Le bois de Boulogne se profile. Un rapide coup d’œil au chrono pour constater que je suis trop rapide mais tout baigne alors je continue sur ma lancée, ça ne va pas durer bien longtemps.
Le premier ravitaillement a été placé juste avant le passage sur les tapis du 5e kilomètre. Je sais qu'Ella et Isa sont sur ce poste mais de quel côté ?
L'ami Pascal doit aussi y être sauf s'il a trouvé quelqu'un de son club à accompagner. Je vois Ella sur la gauche comme l'année dernière, elle tend une bouteille que j'emporte et Isa me tend mes bonbons préférés que je rate, obligé de faire marche arrière. Merci pour tout les filles ! Pas vu Pascal, il doit être en train de courir. 
La dernière modification du parcours est là. Nous allons quitter l'allée de Longchamp plus tôt que d'habitude pour emprunter l'allée de la Reine Marguerite. Je dépasse une joellette puis nous allons croiser les coureurs qui ont déjà fait le demi-tour.
Je me fais de plus en plus doubler, j'imagine par les coureurs les plus rapides des vagues suivantes.

Nous quittons le bois de Boulogne, longeons l'hippodrome d'Auteuil. A partir de là plus de changement sur le parcours. Peu après avoir passé le 10e km, je me rends comte que le meneur d'allure en 1h40 n'est pas très loin devant moi.  A-t-il eu une défaillance ? Aurais-je accéléré ? Ma montre affiche une allure légèrement meilleure mais rien d'anormal et rien à y comprendre.
Nous nous retrouvons sur les quais, en plein soleil. Je commence à avoir chaud, je retire mon buff et j'abaisse mes manchettes. Je dépasse une fille du club à Pascal qui ne semble pas être au mieux. Vers le 13e km je constate que mon short, avec le poids du téléphone, des bonbons et des 2 barres énergétiques se fait la malle. Je dois m'arrêter pour le resserrer et refaire un nœud solide.



Puis arrive la partie qui me fait un peu peur. D'une part parce que j'ai toujours du mal à partir du 16e km mais aussi parce que le parcours se complique avec les tunnels et leurs petites pentes pour en sortir. Je profite du ravitaillement du 15e pour boire une seconde fois et je remercie bien les bénévoles.
Juste avant de passer sous le tunnel de la Concorde je reconnais le tatouage de Thierry, un ami facebook rencontré grâce à l'ami Jean-Pierre. On se salue et on se souhaite une bonne fin de course. Les Tuileries sont sur ma gauche, le musée d'Orsay sur ma droite. Changement de direction à droite pour prendre le pont Royal puis la voie sur berge de la rive gauche que je connais bien pour y venir généralement au moins une fois par semaine.

Là, je me prends un courant d'air. La fille du club à Pascal me repasse à une allure qu'il m'est impossible de suivre. Je regarde mon chrono pour me rendre compte que je peux être sous les 1h40 voire peut-être mieux. Alors je me donne un coup de pied aux fesses pour finalement passer la ligne en 1h38 et 56 secondes !! 
Un temps que je n'aurais jamais imaginé même en rêve, mais je l'ai fait ! Je ne sais pas comment car je ne fais que des entrainement à moins de 10 km/h de moyenne, pas fractionné, aucune ppg et autres trucs du même style sans oublier les quelques kilos de trop.
Bref, la médaille en poche, je rentre à la maison en trottinant. Je suis sur un petit nuage et au total j'aurai couru 6 km de plus en vue de la Saintélyon.

Pour conclure, à part les 150 premiers mètres du parcours cette épreuve est une très belle course pour qui veut faire un chrono sur le bitume parisien.
Je n'ai pas eu la chance de croiser Francine ni Jean-Pierre qui se trouvaient sur le parcours en mode photographe.

Il me reste à remercier tous les bénévoles qui ont donné de leur temps pour que cette course soit une réussite.
A la prochaine !




Diaporama de quelques photos (lien vers l'album complet à la fin):


©Hubert Leclercq-2016
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2016 10 15 - Trail des raids dingues (31 km)


Le trail des raids dingues 
(version 31 km)

Pour avoir participé à la première édition de cette manifestation, et même si je n'avais pas fait le parcours entièrement suite à une erreur d'aiguillage, cette course m'avait bien plu et l'organisation était sympa. Alors pour préparer la Saintélyon et se familiariser avec la course de nuit j'ai décidé d'y retourner sur la plus longue distance, à savoir 33 km.

J'arrive sur place dans les temps. Le départ est dans une heure trente. Il n'y a pas encore grand monde, je récupère mon dossard rapidement puis je retourne à la voiture.
A moins d'une heure du départ le parking s'est bien rempli, c'est le moment de se mettre en tenue. Le ciel est gris, menaçant et un petit vent frais me fait dire que la nuit va être fraîche alors j'accumule les couches.

Une fois prêt je me dirige vers le centre ville. Un départ fictif est donné du côté de la mairie et de l'église, belle occasion pour papoter un peu avec un coureur du coin.
Quelques gouttes d'eau font leur apparition mais rien de bien méchant puis, avec quelques minutes de retard, le départ est donné pour l'épreuve la plus longue. Un petit tour en centre ville puis nous nous retrouvons sur un chemin à la sortie du village pour un rapide briefing. On nous annonce plusieurs choses. D'abord que le parcours est raccourci de 2 km soit 31 km. Ensuite que le terrain est sec. Les pluies tombées la nuit précédente sur Paris auraient visiblement épargné la région.

Par contre, le point d'eau n'est pas fait pour remplir les bidons. C'est la surprise pour pas mal de coureurs. Nous aurons droit à un gobelet par coureur. A deux minutes du départ trop tard pour aller remplir la poche d'eau. Je ferai avec mes deux bidons. Enfin, on nous explique que le balisage est fluorescent et que par conséquent, si nos frontales ne nous montre rien sur une vingtaine de mètres c'est que nous sommes perdus.
Juste après ce beau discours le départ est donné et c'est en queue de peloton que je m'élance sans aucune pression.
A peine 1 km de course et nous entrons dans un bois, sur un sentier qui ne permet pas trop de dépasser mais qui est très souple et bien agréable. Mais ça ne va pas durer. 
Après une belle petite descente où pas mal de coureurs se sont servis de la corde mise en place pour le retour, je me débrouille sans et j'en profite pour dépasser quelques concurrents.
Après ça va se gâter. Une longue partie en devers que mes chevilles n'apprécient guère, puis des zones caillouteuses que je n'aime pas du tout, faut faire avec !  Je suis prudent, pas envie de me blesser. Je me rends compte assez rapidement que je vais avoir chaud et que je vais être limite au niveau boisson puisque mes bidons sont déjà bien entamés. Les écarts entre coureurs commencent à se faire de plus en plus important mais vers le 6e/7e km, je vais suivre une personne avec qui je vais papoter pendant environ 13 km.

Nous allons traverser un village (les seuls km sur bitume) puis, peu après une belle petite grimpette à l'aide d'une corde, nous nous retrouvons au point d'eau, soit presque la mi-parcours.
Juste après avoir avalé notre gobelet, nous entrons aussitôt dans une zone privée où des panneaux annoncent clairement la présence de nombreuses vipères, je ne suis pas très rassuré... Les petites côtes et descentes se succèdent. Mon compagnon de route, se fait une petite frayeur dans une descente. De derrière j'ai bien vu sa cheville partir de travers et j'ai craint le pire mais après avoir marché un peu, plus de peur que de mal, nous continuons.
Sur le retour nous retraversons le village en remerciant toujours les gentils bénévoles au passage. J'annonce à mon compagnon de route que je vais devoir faire une pause technique. Il me répond qu'il va lever le pied pour m'attendre. Au 20e km à ma montre,  je m'arrête donc quelques secondes mais peu après être reparti, un petit raidillon va me laisser sur place. Impossible d'avancer, je n'ai plus de jambe et mes bidons sont quasiment vides. Je ne suis pas rendu !
Je n'ai pas récupéré des 20 km de Paris courus la semaine précédente et je suis peut-être parti un peu trop vite. J'ai une pensée pour le coureur qui m'a peut-être attendu, j'imagine qu'il s'est douté que je n'étais pas au mieux.
C'est donc une longue traversée du désert qui m'attend. Je n'ai d'autre choix que de marcher seul. Plus de lumière devant comme derrière. Le moindre bruit me fait penser qu'une maman sanglier est peut-être en train de m'observer prête à me foncer dessus si elle se sent menacée. J'ai le cerveau qui se met à délirer, pendant ce temps là je progresse lentement mais surement. Je vais revenir sur un jeune coureur bien plus mal en point que moi avec de gros ennuis digestifs. Je lui demande s'il souhaite que je reste avec lui mais il insiste pour que je poursuive ma route.

J'arrive tant bien que mal au km 28. C'est là que des bénévoles nous aident à franchir un grillage. Je leur explique que je ne suis pas au mieux compte tenu du manque d'eau. L'un d'entre aux va aller me chercher une bouteille pour m'en donner un peu, je les remercie. Mais le mal est fait. Je vais pouvoir trottiner un peu mais je suis obligé d'alterner avec la marche.
A la sortie du bois, un coureur revient sur moi et me demande si on peut terminer ensemble. Je lui réponds que je vais essayer mais pas certain d'y parvenir. Il me réplique qu'il est dans le même état que moi. Nous allons donc faire le dernier kilomètre en se motivant mutuellement.


Finalement, après plus de 4 heures, je rentre dans le gymnase pour conclure ces 31 km exigeants. On me remet un petit cadeau puis je retrouve le coureur qui m'a accompagné de nombreux kilomètres. Il me dit avoir aussi souffert sur la fin, notamment de crampes. Des restes du semi de Reims qu'il a fait le week-end précédent.
Je file vite fait pour boire au moins 2 litres d'eau puis je vais avaler quelques pâtes et une bonne bière avant de reprendre la route, épuisé mais quand même satisfait de cette course.

Une belle balade assez technique dans les forêts normandes à deux pas de la région parisienne. Une course super bien balisée qui a un bel avenir mais il faut que le règlement soit plus précis dès l'inscription car apprendre à 2 minutes du coup de feu qu'un ne pourra pas faire le plein sur un point d'eau c'est un peu léger.
Je savais qu'il n'y avait pas de ravitaillement solide j'avais donc prévu mais pour l'eau ce fut une surprise, tout comme le nombre de coureurs figurant dans le classement final. 110 coureurs sur plus de 120 inscrits alors qu'au départ je pensais que nous étions plus nombreux.

Pour terminer, j'ai pu tester ma nouvelle frontale Led Lenser XEO 19 R acquise pour palier mes soucis de vue. L'éclairage est puissant et me convient parfaitement. Seul le poids de l'ensemble est un peu un handicap. Avec la batterie dans la sac ça va mais au bout que 4 heures on la sent quand même bien sur la tête. Globalement satisfait, on verra ce que ça donne à la Saintélyon.


GPS :


mes rares photos :


© Hubert Leclercq 2016
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lundi 4 juillet 2016

26 juin 2016 : La Transbaie (en Picardie)

La Transbaie en Picardie


Quoi dire de plus que les éditions précédentes ? Cette année Samuel est de la partie avec un bonne dizaines de membres de son club, le Val d'Orge Athlétic. C'est lui qui va retirer mon dossard car je ne peux pas arriver la veille. Cette année nous aurons des supporters en la présence de mon frère Jean-Marie, Bénédicte ma belle-soeur, les parents de Samuel et ma fille Sophie.
La température est idéale pour courir malgré l'absence du soleil. Un peu de vent en baie et grand soleil à l'arrivée. Pas de pluie mais une Transbaie plus humide cette année par la présence plus importante de gués plus ou moins profonds. Juste une chute à signaler dès le second gué à franchir. Je ne le pensais pas si profond et j'ai comme qui dirait, raté une marche... Mais mieux que des paroles, l'intégralité de la retransmission de France 3 Picardie :



Une excellente après course avant de rentrer sur la capitale. Un bon repas en famille sur une terrasse ensoleillée ou je me suis régalé avec un bonne moules-frites et 2 bonnes bières.
Grand Merci à Jean-Marie, Bénédicte, Marie-Odile, Henri et Samuel.

La trace de mon GPS :



Mes photos :




Et pour terminer, le classement




Hubert Leclercq
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jeudi 23 juin 2016

2016 06 18 - Trail de la vallée des Lacs ; Gerardmer (88)

Trail de la vallée des lacs

Après une épopée fantastique dans le Jura en 2015 avec mes amis Pascal, Joseph, Isa et Ella nous nous étions promis de refaire une petite course de montagne en 2016.
Après avoir épluché les calendriers des courses, notre choix s'est porté sur le trail de la vallée des lacs à Gerardmer qui propose un éventail d'épreuves pour tous les niveaux, du 12 km au 87km en passant par un 13 km, le 15 km (réservé aux filles), le 28 km et des courses pour les enfants. Malheureusement Joseph n'a pu se joindre à nous, c'est Francine qui le remplacera.
Compte tenu des barrières horaires serrées dans la première partie du 87 km c'est sur le 55 km que je vais m'aligner. Si c'est pour stresser à regarder la montre tous les kilomètres pour voir si je suis dans les délais je n'y vois aucun plaisir et préfère être plus à l'aise sur une distance plus abordable.
Vendredi 17 juin, 7 heures, départ de la capitale en direction de l'Est de la France via Savigny le Temple pour récupérer Francine. Je me rends compte que j'ai oublié le sac qui contient mes papiers, ma montre gps, mon chargeur de téléphone, un short... le week-end commence bien ! 5 heures plus tard nous arrivons à Gerardmer sous la pluie.
Un petit resto sympa pas très loin du lac, où curieusement nous sommes les seuls clients, puis nous allons chercher notre dossard toujours sous la pluie, nous sommes trempés. Une fois installés dans un appartement du centre ville très cosy réservé par Isabelle, nous allons profiter d'une éclaircie pour faire un tour en ville, faire quelques emplettes mais aussi repérer les restos pour le soir.














Les affaires prêtes, le très bon plat de pâtes avalé et l'excellent dessert terminé, on ne traîne pas pour aller au lit car Pascal démarre à 4 heures et moi 9 heures avec un délai de 11 heures pour boucler ces 55 bornes. Heureusement, nous sommes à 600m de la ligne de départ.
Je n'ai pas entendu Pascal partir mais je me lève avant le déclenchement de mon réveil. Il fait gris, pas trop envie d'y aller. Faut dire qu'avec le repos forcé suite à une pubalgie en mars où j'ai écouté à la lettre les recommandations du médecin, la grisaille et la pluie quasiment tous les soirs, je n'ai pas l’entraînement adéquat, je ne suis pas au top forme et l'envie n'est plus là. Je n'ai que trois sorties longues de 30 bornes dans le jambes. A cela, un mal de dos m'a bien fait souffrir la semaine précédente et m'a même empêché d'aller trottiner depuis 9 jours.
Pas le moral, pas envie de courir, pas envie d'aller souffrir mais je me décide quand même à m’habiller et Francine m'accompagne. Heureusement qu'elle était là car j'aurai bien fait demi-tour. En attendant le départ je ne suis pas à l'aise, je ne suis pas à ma place. Le touriste du trail que je suis n'a pas les dernières pompes Salomon, la dernière panoplie Ceramiq (bien que ma première couche est de cette marque), le dernier sac Hoka à la mode, ni de bâtons… Et ces personnes n'ont qu'un seul mot dans leur bouche UTMB ! Les traileurs peuvent critiquer les bouffeurs de macadam ils ont aussi leurs défauts.
Bref, Francine m'abandonne pour aller faire des photos un peu plus loin, il est trop tard pour reculer. On se rapproche de l'arche où un briefing va être donné sauf qu'au milieu de la meute on entendra rien, à peine quelques applaudissements puis le coup de pétard retentit, c'est parti pour une longue journée d'efforts.

Un petit coucou à Francine, on traverse le centre ville et derrière l’hôtel de ville les hostilités commencent : une première grimpette à la queue leu-leu car le peloton n'a pas eu le temps de s'étaler. L'occasion d'entendre encore parler… d'UTMB.
Une fois en haut, les sentiers et les chemins sont en meilleurs état de ce que je m'étais imaginé vu toute la flotte qui est tombée ces dernières heures. J'ai rapidement les pieds mouillés à cause des ruisseaux gonflés à bloc créant des zones gorgées d'eau sur les chemins qu'ils traversent. Je vais faire le yoyo avec les guides du coureur non-voyant. Je les entends dire qu'ils ont parcouru environ 7 km en une heure, tout baigne ! Passage devant le photographe, pas très aimable le gars !
A part deux petites descentes très glissantes, rien de bien méchant jusqu'au premier ravitaillement, le soleil s'est même montré après quelques gouttes de pluie. Pour arriver jusqu'à ces premières tables j'ai vidé un bidon d'Isostar sur les deux que j'ai emportés. Le plein fait, un tuc avalé, je repars car c'est un peu la bousculade entre coureurs et suiveurs. A partir de là ça se complique un peu. En plus des racines, les pierres et les rochers sont de plus en plus présents sur notre parcours et ça grimpe un peu plus aussi. Après une belle averse qui m'a bien refroidi malgré la veste que j'ai gardée sur moi depuis le départ. J'arrive quand même à profiter de cette belle nature, des ces belles forêts, des magnifiques points de vue sur les crêtes même si parfois les nuages gâchent un peu le fête.













Je progresse lentement mais sûrement en prenant quelques clichés de temps en temps. Je croise des randonneurs pas très contents de devoir s'écarter pour nous laisser passer. Le Rainkopf est déjà derrière moi, c'est le Hohneck qui nous attend et encore de beaux paysages. Mais avant d'en arriver là j'ai un petit creux qui ne sera comblé qu’après avoir avalé deux barres de céréales. N'ayant pas de montre et ne souhaitant pas sortir mon téléphone de sa pochette de protection je n'ai aucune idée du temps écoulé depuis 9 heures et encore moins de la distance parcourue.
Le point le plus haut du parcours est en vue. Des bancs de neige nous donne une idée des températures qu'il peut encore faire ici à quelques jours de l'été. Nous nous retrouvons sur le parcours du 87 km, peut-être aurai-je la chance de me faire dépasser par mon ami Pascal ? Jusqu'à maintenant aucune douleur aux adducteurs et à ma grande stupéfaction, mon dos qui m'a fait si mal ces derniers jours me laisse tranquille ce qui me permet d'arriver sans encombre au chalet du Hohneck, 1366m d'altitude, dans le brouillard.
Dans la descente qui commence un coureur du relai m'annonce qu'on a parcouru environ 24 bornes et que le prochain ravitaillement est dans un bon kilomètre par contre je ne sais toujours pas l'heure qu'il peut être, suis-je dans les délais ?
Un parking, un peu de monde, c'est le second ravitaillement positionné sur une minuscule terrasse ou coureurs et accompagnateurs se bousculent encore. Soit on met les tables dans un lieu étroit et on autorise que les coureurs à y aller soit on utilise un emplacement plus vaste, non ? Que des victuailles à consommer sur place, chips, saucisson, raisins secs, tout ce qu'on trouve habituellement sur les tables de toutes les course de France. Mais comme elles sont tripotées par de nombreuses personnes qui sont certainement allées se soulager, qui se sont peut-être massées avec des tas de produits sans le laver les mains, hors de question pour moi de piocher là-dedans. Je refais le plein de mes bidons, bois une soupe dans un gobelet déjà utilisé puisqu'il y a rupture de stock, j'enlève le petit cailloux dans la chaussure gauche et c'est reparti. Pas pour longtemps car un besoin naturel doit être satisfait.

Les côtes sont de plus en plus dures à gravir. Les pauses sont de plus en plus nombreuses. Certainement la fatigue qui commence à se faire ressentir mais aussi des pentes parfois raides. Et puis une nouvelle belle averse va bien détremper le parcours. J'arrive quand même à trottiner quand la pente est favorable ce qui me permet de revenir sur une féminine qui se débrouille bien mieux que mi dans les montées. J'irai avec elle jusqu'au ravitaillement suivant de Longemer. C'est qu'à papoter on ne se rend plus trop compte du temps et des kilomètres qui passent. Mais pour y arriver il nous faudra bien négocier une partie très délicate, sur des rochers très glissants avec le vide sur la droite et des barres métalliques scellés dans la roche auxquelles on peut s'agripper pour sécuriser sa progression. Avec ma vue défaillante je ne suis pas très fier et je fais très très attention ou je pose les pieds. Cet obstacle passé, nous arrivons à Longemer où les dossards sont contrôlés à l'entrée des tentes réservées aux concurrents. On ne s'y bouscule pas, on peut prendre son temps pour faire le plein mais faut quand même pas trop s'attarder car d'après la dame qui connaît un peu le coin il reste 15 km dont un beau talus à franchir. Une personne m'annonce qu'il est 16h15, j'ai largement le temps pour terminer cette belle épreuve. Le talus annoncé par la dame que j'accompagne est en fait un mur d'une petite centaine de mètres. Une corde est même à notre disposition pour nous aider à grimper mais comme elle est un peu élastique j'ai failli faire tomber ceux qui était plus haut et je me suis fait enguirlander. Du coup je suis monté à quatre pattes faisant parfois des glissades de quelques mètres en arrière. Une fois au sommet il ne faut pas croire que le plus dur est fait. Il reste encore de belles cotes mais je suis désormais seul car la féminine a pris la poudre d'escampette.
Un peu plus loin je vois débouler sur ma droite de jolies féminines aux dossards roses, ce sont les filles de la natur'elle, l'épreuve de 15 km qui leur est réservée. C'est qu'elles sont rapides, impossible de les suivre dans cette petite grimpette, je pense que Francine doit être derrière et qu'elle va certainement me rattraper. N'ayant absolument pas regardé le roadbook je n'ai aucune idée de la distance qui reste à faire mais une dame me dit que son GPS affiche près de 8 km. Elle ne sais pas si nos parcours sont communs jusqu'au bout. Il me semble que oui, il me reste donc 7 bornes à faire. Le ciel s’éclaircit mais on aura encore droit à une belle averse un peu plus loin. Auparavant, dans une longue descente, j'ai pris pas mal de risques à dépasser de nombreuses filles qui ne voulaient pas trop salir les pieds en passant sur les côtés. J'ai foncé droit devant, en plein milieu du chemin, pataugeant à cœur joie dans la boue. Désormais j'optimise les trajectoires, plus question de faire de détour pour éviter l'eau et la gadoue. Ca fait des heures que j'ai les pieds mouillés, je ne suis plus à ça près. Je me rends compte qu'en fait, dans cette boue, c'est là qu'on a les meilleurs appuis mais je redeviens très vigilant dès que des pierres réapparaissent.

Après avoir traversé une route, les bénévoles nous annoncent que c'est la dernière côte. J'espère qu'ils disent vrai et effectivement le bitume va ensuite faire son apparition pour une descente raide et sinueuse vers le lac de Gerardmer qui se découvre au dernier moment. De nombreux encouragements, mes amis Isabelle et Pascal sont là, bip bip c'est fini.
Je me retourne et qui vois-je arriver ? Francine ! Une petite photo, un petit nettoyage rapide aux robinets installés à proximité et un aller-retour vite fait au ravito pour profiter de... pas grand-chose car là aussi, les tables on été mises dans un coin sur le côté du palais des congrès alors qu'il y a des grandes salles et de grands espaces verts autour... Comme ça se bouscule et qu'il n'y a visiblement plus de gobelet on va se boire une bonne bière à l'appartement. Après une bonne douche nous retournerons à la salle pour le repas d'après course qui aurait été meilleur s'il avait été chaud. Ca manque aussi un peu d'ambiance… musicale. Après le Jura j'ai donc apprécié les beaux paysages que proposait cette course. Enfin course est un bien grand mot quand seulement 5 concurrents ont eu une vitesse supérieure à 10km/h sur 454 classés. Aucun pépin physique, de ce côté là c'est aussi une très grande satisfaction et je suis prêt à remettre ça l'année prochaine mais ou ??? Francine, satisfaite de ses bâtons, est bien contente d'être redescendue sur le 15 km. Pascal est plutôt content de sa prestation sur le 87 km en 14 heures de course et ce, malgré la perte de sa montre gps sur le parcours. Il est prêt à remettre ça ! Grand bravo champion !



Bravo et merci à l'organisation qui est assez arrangeante concernant les changements d'épreuves. Balisage parfait pour ce qui me concerne. Cependant, pour l'organisation des championnats de France l'année prochaine, je pense qu'il faudra améliorer quelques points : mettre des contrôles de dossards car en regardant la carte du parcours il est facile pour qui connaît le coin de faire quelques kilomètres en moins. Je pense souhaitable aussi d'améliorer les ravitaillements. Soit l'organisation mentionne dans le règlement qu'on doit avoir son propre gobelet soit l'organisation en achète en quantité suffisante et puis réserver ces espaces aux seuls coureurs ou alors trouver des espaces plus grands.
Je dis ça mais bon, pour ce qui me concerne, je n'ai mangé que trois gâteaux salés fraîchement déballés sinon je n'aurai rien pris.
Un grand merci aux bénévoles même si j'ai été un peu déçu de ne pas avoir de réponse à quelques-uns de mes remerciements et je ne vous parle même pas du manque d'amabilité du photographe, alors ses photos il peut se les garder.
Merci à Isa de s'être occupé de la location, de la comptabilité, pour les pâtisseries, ses encouragements et sa bonne humeur permanente.
Pas vu de déchet sur le parcours, merci et bravo à tous, finisher ou pas!

La semaine prochaine, direction la Transbaie !


Le classement du 55 km :

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lundi 16 mai 2016

5 et 6 mai 2016 - 24 heures de Brive en mode accompagnateur

24 heures de Brive la Gaillarde 2016


A l'occasion du championnat de France des 24 heures, organisé à Brive, j'ai accompagné mon ami Pascal qui avait pour but de dépasser les 210 km. Mais la chaleur a perturbé ses plans mais aussi ceux de pas mal d'autres coureurs.
J'an ai profité pour faire quelques clips que j'ai mis bout à bout pour vous faire découvrir ce qu'est un 24 heures de course à pied.
Voici les images.


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jeudi 24 mars 2016

Ecotrail de Paris, 9e édition, 50 km - le 19 mars 2016

EcoTrail de Paris 2016




Ce n'est qu'à la fin février que je me suis inscrit sur le 50 km de l'Ecotrail de Paris après avoir gagné un dossard grâce à Isostar que je remercie encore ici. L'occasion de faire une sortie longue en préparation de la No Finish Line Paris où je me suis inscrit à la compétition de 24 heures. Mais voilà, un mois avant j'ai participé au trail des villes royales et le parcours boueux de 50 kilomètres m'a un peu abîmé. Mon corps, surtout les adducteurs, n'ont pas aimé et n'aimeront jamais ce type de terrain très glissant. Si j'ajoute à cela une reprise trop rapide derrière avec une belle séance aux buttes Chaumont, la douleur, même si elle reste supportable, revient rapidement et courir dans ces conditions n'est pas un plaisir.

Je m'octroie donc une dizaine de jours de repos pour refaire un test à l'occasion du semi de Paris en mode touriste puisque je n'avais pas de dossard.
Malheureusement, sur la fin, la douleur est revenue. J'ai tout de suite pensé que la No Finish Line et l'éco-trail risquaient fort d'être compromis. Je décide donc de me reposer 15 jours supplémentaires, soit jusqu'au jour de la course ne perdant pas espoir de pouvoir la faire même en marchant. Le but étant d'accumuler des kilomètres pour l'épreuve qui se déroulera 3 semaines plus tard du côté du Champs de Mars et de la tour Eiffel.

Je récupère mon dossard à l'arrache le vendredi en tout début d'après-midi. Je ne souhaite pas laisser mes amis trop longtemps dans un parking du parc des expositions de la porte de Versailles après un voyage démarré 7 heures plus tôt des Menuires en Savoie. Je n'étais pas en vacances. Je suis juste allé rechercher mes amis coincés à la montagne suite à la grave chute de la seule conductrice, dame Isabelle.
Samedi de course. La météo a bien changé depuis la veille. Il fais gris et même très frais quand je mets le nez dehors pour rejoindre la gare RER Saint-Michel Notre Dame en compagnie de l'ami Pascal. Il souhaite m'accompagner. Ce sera pour lui une sortie longue de préparation au championnat de France des 24 heures. Bien qu'ayant coché l'option "transport en commun au départ de Paris" je n'ai pas trouvé le ticket dans mon enveloppe et suis donc obligé de passer par la case caisse.
Peu de monde sur le quai. Il est vrai que nous sommes en avance. C'est là que Pascal rencontre une camarade de club, Zou. Après le 30 km en 2016, elle se lance sur le 50 km, distance qu'elle découvrira pour la première fois.
Après le train et le bus nous nous retrouvons sur la zone de départ où il ne fait vraiment pas chaud. J'avais prévu manches courtes, je décide de garder ma veste pour courir. Nous profitons un peu du buffet, boissons chaudes, gâteaux . Nous retrouvons enfin Ella, puis Marc. Quelques photos pour immortaliser l'instant, il est l'heure du briefing, il faut se rapprocher le l'arche. Il est temps de se souhaiter bonne course !














Le départ se fera par vagues, Zou et moi partirons dans la troisième, une vingtaine de minutes environ après les élites.
Contrairement au trail des villes royales je pars nettement plus cool. Un petit tour du domaine de Versailles et nous le quittons pour rejoindre la forêt sans aucun piétinement contrairement à ma première participation. Après avoir papoté un peu avec Zou à l'arrière du peloton, Pascal revient à mes côtés pour ne plus me quitter.
De mon côté tout va bien. L'absence de pluie pendant toute la semaine a rendu notre terrain de jeu hyper roulant. Dès le 8e kilomètre les premières bosses apparaissent et pour m'économiser je les marche. Je bois régulièrement et commence à avoir faim, j'avale donc une barre de céréales.
Jusqu'au 14e kilomètre environ tout se passait plutôt bien, pas de douleur mais au fond de moi je sais que c'était sur le point de réapparaître et ce fut effectivement le cas suite à un grand eccart pour franchir une petite (la seule) zone marécageuse du tracé. Pour l'instant c'est une toute petite et légère douleur.
Dans la grimpette du 23e kilomètre je vais dépasser une concurrente qui me rappelle une personne du forum passioncourseapied.fr. Au sommet, j'en parle à mon pote qui me confirme que c'est bien elle. Je m'arrête une seconde fois pour soulager un besoin naturel. Le biloute en profite pour papoter avec elle, nous ferons quelques hectomètres ensemble.
Le ravitaillement du 28e kilomètre (Chaville) se rapproche à grands pas. On sait qu'après cette étape, si le parcours n'a pas été modifié, il ne restera plus que trois difficultés et le tour sera joué.
Je ressors de la zone de ravitaillement avec les bouteilles pleines et quelques gâteaux salés. Les jambes tournent bien mais les douleurs dans le bas ventre se font de plus en plus violentes surtout quand je dois relancer après un arrêt ou après avoir marché dans une côte. Et les arrêts vont être nombreux car nous devons respecter les feus des passages piétons où de gentils bénévoles font très bien leur travail. Et pendant ce temps là, mon pote n'arrête pas de me prendre en photo, du moins tant qu'il a de la batterie…

La forêt de Fausses Reposes et ses messages d'encouragement aux Kikourous passés, le domaine de Saint-Cloud approche. Pour l'avoir traversé à deux reprises, c'est pour moi une partie monotone qui ne me plait guère, pourtant le domaine est magnifique, peut-être la fatigue de la course ?
Nous arrivons à un endroit du parc que nous ne reconnaissons pas, nous ne savons pas où nous sommes. Le parcours a été modifié et nous réserve des surprises car nous ne sommes jamais descendu aussi bas et ce qui se descend se remonte, c'est bien ce qui nous attend. Le ravitaillement se trouve au même endroit, c'est le chemin pour y arriver qui a changé pour nous en faire baver un peu plus. Dans la petite bosse qui nous amène aux tables, on dépasse un coureur de l'AS Nandy puis j'arrive au ravitaillement après 4h43 d'effort. Pas le temps d'apprécier la magnifique vue de la capitale et de la tour Eiffel, on est pas là pour faire du tourisme. Les bouteilles pleines d'Isostar nous repartons aussi sec.
La descente sera difficile pour moi. Il nous reste une bonne dizaine de kilomètres et dès la sortie du domaine de Saint-Cloud, le pont de Sèvres passé, on se rend compte que des travaux vont certainement modifier le parcours. Mais on ne s'attendait pas à se retrouver au bon milieu de la côte des Gardes de Meudon, célèbre difficulté de la course Paris-Versailles qui se déroule chaque année vers la mi-septembre.

Les jambes commencent à souffrir, ce qui est normal vu le manque d’entraînement mais je n'aurai jamais pensé aller aussi loin dans cet état. Par contre mes abdos m’empêchent d’apprécier le moment présent.
Et voilà qu'une nouvelle envie de me soulager se présente. Ce n'est pas dans le parc de L'Ile Saint Germain, trop fréquentée, que je vais trouver l'endroit idéal pour m'arrêter.
Juste après le périphérique, nous serons sur un de nos terrains d’entraînement. Nous passons devant le parc André Citroën, nous connaissons par cœur ces quais de Seine.
On grimpe sur le pont de Grenelle. Encore un photographe puis un second juste avant de descendre sur l'Ile aux Cygnes et son allée du même nom. En plein milieu Thierry nous encourage. Il n'y a plus qu'une vingtaine de marches à gravir, traverser le pont de Bir-Hakeim et l'arrivée se présente. Pascal file pour immortaliser l'instant.


La ligne est franchie en moins de 6 heures. Mieux qu'il y a quatre ans et aussi-bien qu'il y a un mois mais sur un terrain beaucoup plus favorable qu'à Rambouillet. Compte tenu de mon état, de mon manque d’entraînement, je ne peux être que satisfait et je remercie grandement mon ami de m'avoir suivi et encouragé tout au long de cette course.
Je file récupérer mon sac, nous nous changeons puis nous allons assister à l'arrivée des premiers du 80 km. Une arrivée un peu bizarre car la sono est interdite à cause de la présence dans le coin du président de la République. Sans animation, le public n'est pas trop au courant de ce qui se passe et c'est donc une arrivée un peu dans l'intimité pour les fusées parties de Saint Quentin en Yvelines quelques heures auparavant, ce qui est bien dommage.
C'est qu'il ne fait pas très chaud sous la dame de fer ! On ne vas donc pas s'éterniser pour rentrer au chaud prendre une bonne douche.
En voilà encore une de faite mais pas de 10 km du Neuf le lendemain (épreuve qui devait se dérouler le 15 novembre, reportée à cause des attentats). Lundi direction le médecin pour savoir précisément ce que j'ai et soigner les bobos. Verdict : pubalgie, 15 jours de traitement et 3 semaines de repos.
Un grand bravo à tous les participants, à toutes celles et ceux qui sont allés au bout et en particulier Zou qui s'est surpassée pour faire mieux que prévu, chapeau ! L'année prochaine le 80 lui tend les bras.
Et comme toujours grand grand merci aux bénévoles et merci à Pascal de m'avoir accompagné, de m'avoir photographié et d'avoir ramassé une belle quantité de déchets. Il y a encore et toujours trop de gros porcs parmi nous, c'est... y'a pas de mots. On les reconnaîtra la jour où des courses ne seront plus organisées pour cause de protection des sites, se seront certainement les premiers à râler...





Hubert Leclercq
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