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samedi 26 août 2017

2017 06 11 - Les courants de la liberté, le marathon de Caen

Les courants de la liberté


Prévu de longue date pour un rassemblement "d’amis-collègues coureurs" c'est finalement seul que je pars vivre cette aventure.
Pour rentabiliser le trajet j'ai proposé un covoiturage. Départ de Paris vendredi 9h30. Je dépose mes passagers à proximité du Zenith de Caen puis je file sur la zone commerciale de Mondeville, pour me restaurer, acheter des ampoules pour la voiture et quelques babioles à Decathlon (magasin que j’ai cherché un peu).
Retour du côté du Zenith et du parc des expositions. Je laisse la voiture sur le parking de l’hôtel puis je file faire un tour en ville à pied. Belle ballade qui va me ramener en fin d’après-midi au parc des expos pour retirer mon dossard. Pour moi ça ira vite. Par contre énormément de monde pour la Rochamebelle. Un petit tour rapide du village et des exposants puis retour à l'hôtel pour récupérer les clés de ma chambre. Je m’installe et prépare déjà mes affaires pour la course du dimanche.

Cette opération réalisée il est déjà l’heure de dîner. Nouvel aller-retour en centre-ville à pied (par un autre chemin) avant de me mettre au lit car le samedi va être chargé.
J’ai en effet passé un magnifique samedi en compagnie de ma nièce Anne-Sophie, son mari Arnaud et leur grande famille. On a accompagné la plus jeune sur un plateau de basket à Cabourg puis nous nous sommes promenés sur l’esplanade avant de rentrer pour un excellent barbecue. Au passage, ma nièce m'a déposé dans un supermarché à Blainville-sur-Orne pour m'acheter mon petit-déjeuner du lendemain matin car l'hôtel n'a fait aucun effort pour les marathoniens.

De retour dans ma chambre, je n'ai même pas envie de dormir malgré cette longue journée chargée. Peut-être aussi à cause de la chaleur dans la pièce. Le réveil est programmé pour 6 heures afin d'être à l'heure au parc des expositions pour prendre le bus qui va nous conduire sur la zone de départ.
J'ouvre les yeux avec une heure d'avance sur mon réveil. Je grignote en me préparant tranquillement, aucune pression même si je sais que la journée s’annonce difficile.
A 6h45 ma voiture est sur le parking derrière le Zenith, quasiment à côté des vigiles. Je ne laisse rien de valeur dans la voiture mais avec une présence humaine à proximité il y a peu de chance qu'on me vole mes affaires sales des jours précédents.

Direction les navettes. Je serai dans le premier bus pour Courseulles-sur-Mer, petit port où j’ai dégusté d’excellentes moules (frites) en aout dernier.

On nous dépose presque à la sortie de la ville. Du coup, peu de spectateurs. Le peu d’habitants à côté de l’arche ne semblent pas très concernés par l’évènement, je suis donc un peu déçu que le départ ne soit pas donné au centre de cette petite bourgade.

L’attente est un peu longue, le départ est dans plus d’une heure. Les coureurs arrivent petit à petit. Je dépose mon sac dans un casier à côté du camion puis je fais quelques photos.
A vingt minutes du départ, Marieno me fait un petit coucou. Elle est en compagnie de Gilles (Arlequin), Gilbert dans une tenue tahitienne et William en militaire (dans le thème des plages du débarquement). Tous trois auront beaucoup de succès notamment auprès des photographes.



Puis c’est au tour de Nadia de nous faire un petit coucou. Encore quelques photos puis direction la ligne de départ où l’arche a disparu !
Gros soucis technique, il n’y a plus d’électricité ce qui va décaler l’heure du départ car sans courant ... pas de chrono !
C’est donc après quelques minutes de retard que le départ est donné. On se souhaite bonne course et c’est parti !
N’ayant aucun objectif chronométrique je pars prudemment puis vais me caler derrière les meneurs d’allure en 4h15. Sauf que le premier kilomètre est avalé en moins de 5’52, ce qui correspond plutôt à un temps final d’environ 4h05. Ce qui laisse un peu de marge mais compte tenu de la chaleur qu'il fait déjà, il va y avoir de la casse.
Et le soleil brille bien fort, peu de vent donc pas d’air, ça va être dur mais comme nous traversons de jolis villages, que c’est tout plat et que tous les spectateurs applaudissent en voyant les meneurs d’allure tout va bien.
Je reste derrière les flammes jusqu'au premier ravitaillement où je vais prendre une bouteille sans m’arrêter. Je bois bien, m’arrose et continue mon chemin.
Le parcours est très agréable. A certains endroits on voit la mer jusqu'à bien s’en rapprocher et même courir le long de la plage juste après le 13e km.
Nous quittons Lion-sur-Mer et allons entrer dans Ouistreham. Le parcours, les spectateurs, les groupes de musique, tout est génial, j’adore.

Les ravitaillements se succèdent et je bois toujours ma petite bouteille d’eau mais, surtout, c’est la première fois que je profite bien des zones d’épongeages sur un marathon. Le ciel se couvre un peu mais cela ne sera pas suffisant pour faire baisser la température.
A la sortie de Ouistreham, après le 17e km, nous nous retrouvons le long du canal de Caen à la mer. L’ambiance change du tout au tout. Sur ces 7 km, nous sommes isolés, peu de spectateur un coin parfait pour une petite pause technique. Il n’y a qu’à Bénouville, au Pégasus bridge, lieu de départ du semi-marathon, que nous retrouverons de nombreux encouragements, malheureusement sur une trop courte portion.
Peu après je vais me faire dépasser par les 2 meneurs d’allure en 4h15 que je suivais au début. Malgré leurs encouragements je sais que ça va se durcir. Je les remercie et leur renvoie les miens. Je constate que la meute qui les suivait au départ a bien fondue car ils sont quasiment seuls.
Peu après le 23e km nous quittons ce canal. Je me réjouis à l’idée de revoir du monde par contre le parcours va se compliquer. Cette première petite grimpette qui n’est pourtant pas un col de haute montagne va me laisser sur place. Je résiste à l’idée de marcher mais je sais au plus profond de moi que la fin va être très compliquée. Cette partie campagnarde du parcours est plus vallonnée, je sais que je ne résisterai pas longtemps à l’idée de marcher et c’est au 28e km que cela va arriver, peu de temps après m'être fait dépasser par Marieno et Gilles.
Encore 14 km, ça va être long mais comme le public, les bénévoles sont super sympas, finalement le temps passe vite.
Par contre je bois, je bois, je n’ai jamais autant bu sur une course. Je m’arrose aussi beaucoup pour bien me rafraichir. J’alterne marche et course, enfin je fais comme je peux pour avancer et rallier la ligne d’arrivée dans une ville de Caen très calme, c’est l’heure du déjeuner.

Elsie, ma collègue de Pierrefitte qui a fait la Rochambelle le samedi soir et le 10 km ce dimanche matin est à quelques mètres de l’arche et m’encourage pour ces dernières foulées, grand merci à toi Elsie !

Même pas faim, ni soif, je récupère mes affaires puis file à la voiture pour me changer.

Petite douche à la voiture, l'eau y est bien chaude et une fois débarbouillé je vais attendre Marieno pour un retour sur Paris avec 3 autres personnes.  Un retour avec pas mal de gendarmes sur le bord des routes normandes et une entrée difficile dans la capitale, comme tous les dimanches après-midi qui signifie que ce beau week-end est terminé.

Je ne remercie pas, mais alors pas du tout l’hôtel "le crocus" de Caen qui n’a fait aucun effort pour les marathoniens. Accueil sympa mais direction sournoise. Seul effort, petit déjeuner à 7h30 au lieu de 8 heures, heure à laquelle partait la dernière navette du parc des expos…
Et impossibilité de laisser ses affaires dans une pièce de l’hôtel en sécurité, démerdez-vous, on rend les chambres pour 11 heures, c’est comme ça on ne discute pas.

Par contre, grand merci à ma nièce et sa famille pour son accueil samedi.
Merci et bravo à toute l’organisation pour ce week-end de courses pour tous qui a commencé le vendredi avec tous les enfants des écoles de la ville, qui s’est poursuivi le samedi avec une course de rollers, la Rochambelle, un 10 km, un semi-marathon, un marathon relai et le marathon. Vraiment bien organisé, chapeau.
Et cela ne pourrait pas se faire sans les bénévoles qui ont été, comme toujours, d’une grande gentillesse et d’une grande disponibilité.
Pour moi c’est trois mois de repos.
A la revoyure !


La trace de mon GPS :


Mes photos du week-end :

2017 06 11 - Courant de la liberte - Marathon Caen

 Le résumé en vidéo :

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lundi 29 mai 2017

2017 05 21 - La grande course du Grand Paris

La Grande course du Grand Paris


Première et unique édition d’une épreuve créée pour deux raisons. La première est la promotion de la candidature de Paris à l’organisation des jeux olympiques de 2024. La seconde est le rapprochement de Paris avec sa banlieue dans le cadre du Grand Paris. 
C’est la raison pour laquelle le départ sera donné au cœur de la capitale, à l’Hôtel de ville, et l’arrivée jugée en Seine-Saint-Denis, sur la piste d’athlétisme du stade de France, la même piste qui a vu évoluer de nombreuses célébrités de l’athlétisme, notamment à l’occasion des championnats du monde en 2003.

C'est parce que les Archives nationales ont trois sites en Ile de France dont deux dans le Grand Paris : le premier à deux pas du stade de France, à Pierrefitte-sur-Seine, le second dans le centre de Paris (500m de l’hôtel de ville) et le troisième à Fontainebeleau, qu'est née l’idée de monter une équipe qui s’alignerait sur le challenge entreprise. Un appel général a été lancé par l’association sportive et culturelle pour trouver au moins cinq coureurs. Au départ je n’étais pas partant car je ne devais pas être à la maison ce week-end là. Mais le programme a été bouleversé et me voilà, ce dimanche 21 mai, à 8h30, dans la cour d’honneur du site parisien des Archives nationales, en train de me changer avec les collègues.
Et ce ne sont pas les supporters qui manquent. Nous nous préparons sous l’œil bienveillant de notre directeur adjoint, Nicolas Houzelot, de Caroline Piketty, responsable du service des public de Pierrefitte, et d’Olivier, qui, au nom de l’association s’est occupé de toute la logistique (l’inscription, retrait des dossards, maillots...).

1er rang, de gauche à droite : moi, Loïc, Maïa
debout : Benoît, Pascal, Olivier (Moliv), M. Houzelot, Simon, Arnaud, Martine, Olivier, Delphine et son mari


Les préparations et la photo de groupe faites, direction l’hôtel de ville. En cours de route nous récupérons Léa, qui n'est donc pas sur la photo ci-dessus. Après avoir franchi le contrôle de sécurité nous allons attendre l’heure de départ de notre SAS.
L’ambiance est bonne, on a raté l’échauffement commun, on papote, on prend des photos. Un détail important, la météo est plus que favorable pour courir, ça va être génial. Toute l’équipe des archives se retrouve dans la même zone de départ, tout le monde à le sourire jusqu'à ce que le coup de pétard retentisse.
On se souhaite bonne course et c’est parti !

Avec un marathon trois semaines plus tard je n’ai aucun objectif chronométrique. J’ai comme mission d’être le « lièvre » de Benoît, un collègue qui se remet à la course à pied et qui a fait le pari de faire avec moi le marathon de Porto en 2018.

Même si les premières avenues sont larges, il y a beaucoup de monde ce qui ne facilite pas notre progression. Je me retourne régulièrement pour m’assurer que Benoît est bien derrière moi. Nous avons la chance de porter un maillot bleu qui n’est pas à la mode sur cette course ce qui permet de nous retrouver facilement.
En revanche, j’ai mal configuré ma nouvelle montre Garmin. Je n’aurai que l’allure moyenne, aucune information précise de chrono. Dans un sens, ce n’est peut-être pas plus mal, on se mettra moins la pression.

Peu avant le second kilomètre nous arrivons Place de la République et là, à ma grande surprise, nous n’allons pas la contourner. Nous quittons le bitume pour la traverser. Trottoir à monter, grands bancs en bois ne laissant qu'un étroit passage, rendent cette manœuvre un peu dangereuse. Pour nous ça passe et 300 mètres plus loin, à gauche toute pour nous retrouver le long du canal Saint Martin. Ca va grimper un peu, un tout petit peu. J’annonce à Benoît que ce sera comme ça jusqu'à Stalingrad et après ce sera du billard.
A Stalingrad, 4e kilomètre, un ravitaillement nous attend mais on le zappe. On aurait dû y trouver des « bulles d’eau ». Un ravitaillement écologique puisque pas de bouteille, pas de gobelet, on croque une poche d’eau, on avale tout… mais j’en ais pas vu et personne de notre équipe n’a eu le privilège de voir à quoi ça ressemblait.

Là aussi, on nous fait traverser la place et, pour rejoindre les quais du bassin de la Villette, nous devons passer sous un tout petit tunnel très étroit, ce n’est pas l’idéal mais ça passe.

Le long du bassin nous sommes en plein soleil et la température monte. Jusque là mon coéquipier va bien.
Peu après la caserne des pompiers de Paris de Bitche, nous croisons un coureur à fond dans l’autre sens. Je plaisante avec Benoît mais malheureusement il allait chercher les secours pour une dame allongée sur le bitume. Elle était bien entourée, nous espérons que ce n’était pas grave.

Au 6e km, nous sommes sur le canal de Saint-Denis et pour ne pas couper la circulation sur un pont on va nous faire passer dessous. Ca va descendre et monter mais le pire est que ce passage étroit comporte de nombreux petits plots d’amarrage métalliques ce qui rend cet endroit très dangereux même si le peloton s'est bien étiré. Il faut être vigilant ce qui n'a pas été le cas d'un monsieur qui s’est bien abîmé le genou, les secours sont auprès de lui.
Au pont suivant nous nous retrouvons de l’autre côté du canal. Ca commence à devenir dur pour mon camarade mais il s’accroche. L’allure baisse très légèrement mais on devrait être sous l’heure au 10e km.

Pas de spectateur ni d’ambiance sur cette partie du tracé. Il faut faire attention aux quelques trous, pavés ou autres obstacles que nous pouvons croiser sinon c’est tout plat.
Le stade de France apparaît sur notre gauche, l’arche du 10e kilomètre se profile. Un dernier effort et nous passons la première ligne dans un temps que j’estime autour des 55 minutes mais il reste 1,8 km pour rejoindre la ligne d’arrivée du stade de France or une très grande partie des coureurs, s’arrête et marche.
Benoît en fait de même pour reprendre son souffle. Il me dit de continuer seul. Pas question, on a commencé ensemble, on termine ensemble. Je l’invite alors à reprendre à une allure cool, très cool.
Quelques marches, un pont et c’est l’entrée dans les entrailles du stade de France. Nous allons emprunter le périphérique intérieur du stade. Un virage à droite et la piste se présente à nous. J’annonce à Benoît que je vais partir devant pour le prendre en photo à l’arrivée et c’est dans la joie et la bonne humeur qu'il passe la ligne en un peu plus d’une heure et sept minutes.



On se félicite, puis, la médaille autour du coup nous allons grignoter, boire un peu, retrouver les collègues déjà arrivés et attendre les autres. On se félicite, on refait notre course puis une fois tout le monde arrivé c’est l’heure de rentrer à la maison, en courant mais par un chemin plus direct. Pascal m’accompagnera tout comme Loïc qui nous quittera du côté de Max Dormoy et Benoît peu avant la gare de L’Est.

Merci à la direction des Archives nationales, à l’association sportive et culturelle de notre institution (notamment Olivier) et à toutes les autres personnes qui ont rendu possible cette belle matinée de sport.

Aux dernières nouvelles, si Paris obtient les jeux olympiques, cette course pourrait être maintenue jusqu'en  2024. A suivre…

Bravo à tous les concurrents, à tous mes collègues et, pour ce qui me concerne, rendez-vous au marathon de Caen, "Les courants de la liberté" le 11 juin.


Lien Garmin :
La course :

 Le retour :


Lien vers ma galerie photo Google (mes photos, celles de Caroline Piketty et des photos trouvées principalement sur Facebook)


Ambiance à l'arrivée :




Les résultats,
par équipe (Les Archives nationales se classent 27e sur 73)



au 10e km



et au Stade de France















Hubert Leclercq


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lundi 10 avril 2017

2017 04 02 - Marathon de Rome

Marathon de Rome 2017


Dès la fin septembre 2016 j'ai commencé à me renseigner sur cette course. Entre Madrid et Rome, madame a choisi l'Italie mais, comme le site internet n'est pas très bien traduit, qu'il est question d'une runcard, d'un certificat médical avec examen cardiaque, j'ai décidé d'aller au plus facile et de faire confiance à l'agence Coureurs sans Frontière. C'est peut-être un peu plus cher mais on s'occupe de nous emmener à l'hôtel, au retrait des dossards ce qui va ma faciliter la vie.

Le voyage s'est bien passé. Le bus nous emmène au palais des congrès, dans un quartier Mussolinien, où il faudra être patient pour retirer notre dossard.

Après une longue file d'attente (heureusement sous un beau soleil), nous entrons enfin dans cette grande bâtisse. Une jeune italienne me remet mon enveloppe et me renvoie vers une personne, certainement française vu sa façon de s'exprimer, qui va nous expliquer tout ce que contient l'enveloppe. Ne reste plus qu'à suivre le tapis rouge qui nous emmène au retrait du sac à dos pour la consigne et du T-shirt. 
On ne s'éternise pas, de toute façon je ne capte rien à l'italien...

20 minutes de bus plus tard nous sommes à l'hôtel Massimo D'Azeglio, à côté de la grande gare centrale Termini. C'est qu'il est déjà plus de 15 heures et nous avons faim. Une fois nos affaires déposées dans la chambre, une bonne assiette de pâtes avalée, nous commençons à découvrir cette magnifique ville toujours sous un beau soleil.
Rendez-vous est donné à 19h30 pour la pasta-party au restaurant de l'hôtel. Nous faisons la connaissance d'un gentil couple originaire de Bretagne. Cette belle soirée ne s'éternise pas car le lendemain il y a un marathon à courir.
Mes affaires sont prêtes, donc pas de stress pour le réveil. Vers 7h00 je prends un petit déjeuner un peu trop léger à mon gout puis à 7h30 je retrouve la petite moitié du groupe qui va rejoindre la zone de départ ensemble. L'autre moité ayant décidé de se débrouiller par ses propres moyens.

Notre guide connait bien l'épreuve et nous fait passer par le chemin le plus court. Comme le Colisée et la zone de départ sont grillagées, il faut savoir où passer sinon on fait quelques kilomètres de marche supplémentaires avant les 42 du marathon.

La foule est dense mais on rejoint assez facilement notre sas de départ. Comme nous ne sommes pas loin de notre hôtel, je ne laisse rien à la consigne et comme je ne sais pas ce que je vais trouver sur les ravitaillements, j'emporte avec moi 3 barres de céréales.

Le départ de notre vague est prévu pour 8h45. Eric, notre guide, nous dit qu'avec les italiens... mais l'un des speakers annonce en français que nous allons bientôt partir et effectivement le décompte est lancé en italien. Nous nous souhaitons bonne course et nous partons à l'heure !

Très bonne ambiance sur la zone de départ mais très vite, après 3 minutes de course le ciel s'assombrit, le tonnerre gronde, quelques éclairs et les gouttes d'eau commencent à tomber. La température est pourtant clémente malgré la pluie qui ne me quittera pas jusqu'au 13e km avec une averse limite grêle.

Le début de course est un peu vallonné et contrairement à ce que je pensais mes Hoka tiennent bien sur les pavés humides. Par contre impossible de faire des photos, j'ai donc rangé mon appareil dans une pochette de ma ceinture. Faire des photos au flash en courant n'a aucun intérêt autant protéger mon appareil de l'eau et d'une éventuelle chute.

Comme je n'ai pas mes lunettes et que l'eau recouvre ma montre, impossible de savoir quelle est mon allure mais comme tout se passe bien ça ne m'inquiète pas, je profite.

Après être passé devant la Basilique Saint-Paul-Hors-Les-Murs, nous traversons une première fois le Tibre par le pont G. Marconi. 
Au second ravitaillement je comprends l'affichage des chronos. Le panneau affiche le chrono pour chacune des 3 vagues et là je comprends que je me suis cramé et que je vais le payer certainement vers le 37e. J'avale une bouteille d'eau à bonne température et je continue cette belle aventure. 
Malgré la pluie nous sommes régulièrement encouragés. J'imagine que par beau temps il y aurait plus de monde. Sur une courte portion, nous devons partager une large avenue avec des automobilistes dont certains nous encouragent derrière la vitre de leur véhicule.

Nous traversons à nouveau le Tibre que nous allons suivre sur 4 km. Au troisième ravitaillement je vois apparaitre des aliments solides. Y en aura t-il aussi sur les ravitaillements suivants ? Comme je viens d'avaler ma première barre de céréales je ne prends qu'un gobelet d'eau.
De là où nous sommes, nous ne voyons ni le fleuve ni la magnifique petite Ile Tibérine. Par contre je commence à apercevoir le sommet de la Basilique Saint Pierre. 

La pluie nous abandonne. Il y a une bonne ambiance dans le peloton. Pas mal de français et des Italiens qui parlent fort et même certains qui chantent.
Juste après avoir vu le château Saint-Ange puis l'arrière de l'imposant palais de justice (cour suprême de cassation) nous passons de l'autre côté du Tibre pour passer devant le tribunal. Je sais que la Place Saint Pierre n'est plus très loin. Effectivement, 500m plus loin, je me retrouve face à la Basilique que nous voyons si souvent à la télé.

Quelques kilomètres plus loin, après avoir passé le semi-marathon, nous rejoignons la rive droite du Tibre. Après deux kilomètres nous passons devant le Stade Olympique de Rome et l'imposant complexe sportif puis nous passons sur la rive gauche. Nous devons à nouveau partager la chaussée avec de rares voitures. Au ravitaillement, je vais prendre une bonne poignée de fruits secs et un gobelet d'eau juste avant d'attaquer ce qui sera pour moi la grosse difficulté du parcours. C'est qu'elle fait mal cette petite grimpette du 28e km. Quelques-uns marchent, je vais faire l'effort de ne pas m'arrêter, ça aussi je vais certainement le payer plus tard. Tout baigne, pourvu que ça dure...

Du 33e au 37e km nous allons redescendre vers le centre ville en longeant le Tibre. Nous nous engouffrons dans la vieille ville, traversons la très belle piazza Navona où je me fais dépasser par ce qui semble être le meneur d'allure des 4 heures et par un groupe d'italiens qui galopent dans la joie et la bonne humeur en chantant.
Le 37e km est passé, je craignais le pire. La vitesse a baissée mais ce n'est pas le gros coup de barre habituel. Peu après je me retrouve en bas de la place de Venise, je vois l'arche d'arrivée sur ma droite mais nous allons tourner à gauche. Il y a encore 4 bons km à faire. 

Je me retrouve sur la Via del Corso, cette longue artère centrale qui va nous emmener sur la Piazza del Popolo (Place du peuple). Beaucoup de monde sur cette avenue mais plus de touristes que de supporters qui n'ont qu'un seul et unique objectif : traverser !
Et ce qui devait arriver arriva. Un touriste qui déboule juste devant moi sans avoir regardé. Je n'ai d'autre choix que de m'arrêter brutalement. Là, ça fait mal, j'ai du mal à relancer.
Je contourne la place du peuple pour une nouvelle longue ligne droite qui va nous faire passer devant la belle place d'Espagne. 

La pluie refait son apparition avec un petit vent frais de face, c'est le gros coup de bambou qui me tombe dessus. Fallait que ça arrive, je m'y attendais, c'est la logique des départs trop rapides. 
L'allure en prend un gros coup. En plus j'ai les pieds trempés et je n'aime pas ça. 
Au dernier ravitaillement, à l'entrée d'un tunnel, je prends à nouveau des fruits secs et une bouteille de Powerade. C'est trop de sucré pour moi, ça passe mal, quand ça ne va plus, rien ne va plus ! Fort heureusement il ne reste qu'un bon kilomètre à faire. 

Je me retrouve sur la Via Nazionale. Pour y être passé la veille je sais où est la marque du dernier kilomètre.

Ca commence à descendre un peu mais les pavés ne sont pas en bon état, il faut rester vigilant.
La place de Venise est là, les encouragements sont nombreux. Deux virages à gauche plus loin l'arche d'arrivée me fait face et je passe dessous après plus de 4 heures d'efforts, hyper heureux d'être allé au bout sans bobo.

On me remet une jolie médaille puis on une couverture de survie. Je constate qu'il y a pas mal de monde au massage, pas le temps d'attendre, la première sortie à gauche est la rue de mon hôtel et ma femme m'attend justement à cet endroit sous la pluie.

Voilà une belle course qui se termine. J'ai trouvé que l'ambiance à l'arrivée était un peu tristounette comme dans Central Park à New-York. La pluie, mais aussi et surtout les nombreuses barrières, les mesures de sécurité y sont certainement pour quelque chose. Je trouve ça dommage.
Je regrette aussi de ne pas avoir vu de ravitaillement à l'arrivée, peut-être fallait-il aller un peu plus loin. Cela dit, j'ai passé un agréable moment, j'ai adoré cette course, dommage que la météo n'était pas favorable.

Merci à Eric de Coureurs sans Frontière pour sa bonne humeur, ses conseils, etc...
Un grand merci aussi à tous les bénévoles de cette belle épreuve.
Bravo à tous les participants et au groupe CSF.
Maintenant place au courant de la Liberté, un marathon Normand !



Liens vers les galeries photos non triées et non modifiées :
Album course
Rome le 1er avril
Rome le 2 avril
Rome le 3 avril
Rome le 4 avril
Photos avion



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dimanche 18 décembre 2016

2016 12 04 - 63e SaintéLyon (72km entre St-Etienne et Lyon)

63e édition de la SaintéLyon


Après deux participations dans des conditions extrêmes en 2012 et 2013, je m'étais promis de ne plus prendre le départ de cette SaintéLyon. Mais comme il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis et pour accompagner Florian (fils de Patrick le pompier stéphanois), je me suis réengagé dans cette folle aventure.
Ce n'est pas le parcours ni courir la nuit, ni la foule, qui me dérangent, bien au contraire. La course nocturne dégage une atmosphère que j'aime bien. Ce qui me fait peur, ce sont les conditions climatiques dans la région en cette période de l'année. Elles peuvent être capricieuses et terribles. Mais cette année le ciel semble être avec nous. Il y fait froid mais pas de pluie ni de neige depuis une dizaine de jours, ce ne sera donc pas holiday on ice cette année. Je laisse mes Ezyshoes à la maison.
Enfin ça, c'est sur la papier car, nous verrons plus loin que ça ne s'est pas présenté comme je l'imaginais.

















Nous arrivons à Lyon en tout début d'après midi. Nous trouvons une place pour la voiture juste à côté de la Halle Tony Garnier en espérant la retrouver le lendemain. Direction le retrait du dossard dans cette grande et belle salle que je découvre (avant c'était au palais des sports).
Ils sont quelques-uns a déjà avoir ouvert leur enveloppe pour une photo souvenir avec le dossard sur le dos sous l'arche d'arrivée. Je ne suis pas superstitieux mais je ne passerai sous cette arche qu'après avoir fait les 72 km. Un petit tour dans les stands, j'en profite pour acquérir un petit gobelet car j'ai oublié le mien puis nous retrouvons Olivier venu en train.

Un petit verre au bar de la salle puis direction Saint-Etienne en covoiturage organisé par Florian. Sur place nous nous retrouvons dans sa famille, chez sa sœur pour être précis, que je remercie une fois de plus pour son accueil. Quelques courses (alimentaires) avec Pat, un petit apéro et nous dégustons les délicieuses pâtes préparées par la maman de Florian.

Nous avons le temps nécessaire pour nous préparer sans se presser, sans stresser. Il est un peu plus de 22 heures quand je laisse mon copain d'un soir, Guinguette, pour aller au parc des expositions de Saint-Etienne où sera donné le départ. 

Fouilles obligatoires pour entrer dans le parc. Nous déposons tout de suite nos sacs aux camions qui les achemineront à Lyon puis c'est l'heure des dernières photos avant de rejoindre la zone de départ.
Cette année l'organisation met en place un départ par vagues toutes les 10 minutes pour étirer le peloton afin d'éviter les embouteillages sur certaines portions du parcours et sur les ravitaillements. Avec Florian on espère partir dans le seconde vague pour ne pas s'emballer dès le début mais il n'y a aucun repère. On entre donc dans ce sas unique en essayant de ne pas trop s'approcher de l'arche et nous réussirons notre coup.

Il est 23h40 quand le départ est donné pour les quelques 1 400 premiers coureurs. Quelques minutes plus tard nous nous rapprochons de l'arche, nous partirons bien dans la seconde vague à 23h50. Florian est impatient, tout comme Olivier qui s’échappe devant moi dès la ligne franchie peu après l'heure prévue à ma montre. Comme je vais basculer sur la droite de la route je vais le perdre de vue.

Un petit coup d’œil à la montre pour constater que je suis parti un peu vite. Nous traversons la ville où quelques personnes nous encouragent, c'est sympa d'autant qu'il ne fait pas chaud.

Après plus de 7 km nous quittons le bitume pour le premier sentier. Première glissage aussi dans une toute petite descente heureusement sans conséquence.
C'est aussi le premier embouteillage. Il y en aura encore un ou deux un peu plus loin.
Le regroupement de coureurs laisse évacuer pas mal de vapeur et mes lunettes sont recouverte de buée, je n'y vois plus rien, ça commence bien !
Nous sommes à la queue leu leu. Il est parfois difficile de dépasser mais certains prendront quand même pas mal de risques pour gagner quelques places, je ne joue pas à ce petit jeu dangereux. On court, enfin, on court quand ça ne monte pas car ça commence à bien grimper. J'arrive à garder Florian en ligne de mire. On ne se perd pas même si je vais souvent le confondre avec un autre coureur qui a un sac identique et une tenue un peu similaire, juste une veste légèrement plus claire. Comme il a visiblement la même allure que nous, il va  se retrouver quasiment sur toute la course à nos côtés.

A deux kilomètres du premier ravitaillement de Saint-Christo-en-Jarrez, une demoiselle me demande ce qu'elle doit faire car elle a les genoux HS. Je lui réponds qu'elle n'a pas d'autre choix que de continuer sur ce chemin jusqu'au prochain ravito et lui propose de rester avec elle. Elle m’assure que ce n'est pas la peine, je lui souhaite bon courage !
Nous arrivons à St-Christo. Pas mal de monde car c'est une zone de passage de relais pour celles et ceux qui font la course en équipe.
J'annonce à Florian qu'il me faut une pause pipi mais il y a la queue aux toilettes (il n'y en a pas beaucoup). On verra après avoir avalé un petit gâteau et fait le plein des bidons.
Cette année ils ont mis des tables de chaque côté mais le fond de la tente est fermé si bien qu'on ressort pas l'entrée, du coup ça bouchonne, pas très futé.

A la lueur de la lune, on constate que le village comme ses alentours sont recouverts de givre. On se rend compte aussi que les escaliers et même la chaussée sont glissants. Il faut être vigilant partout. A la sortie du village nous allons trouver un buisson isolé pour nous soulager. Là, je vais avoir un petit pépin. Le cordon de mon collant est bloqué, coincé, je suis dans la mouise ! Heureusement, Florian saura me tirer de ce bourbier, je ne vous expliquerai pas comment.
On a perdu pas mal de temps, on s'est refroidi. Dur dur de repartir surtout que le brouillard va faire son apparition et ce n'est pas que de la buée sur mes lunettes. A partir de là, je vais subir le froid et à chaque fois qu'on va se mettre à marcher, je vais grelotter. Pire, l'humidité, le givre vont rendre très glissant routes comme chemins. Même sans neige, on a des conditions de course dangereuses. Pour l'instant j'ai évité la chute à plusieurs reprises.






























Ce froid ne décourage pas quelques givrés à nous encourager au milieu de nulle part. Certains ont allumé un feu et il y a même les habitants d'une maison isolée qui ont sorti la sono, c'est le TOP, MERCI.

Alors que tout se passait plutôt bien, la douleur dans le haut de la fesse gauche se manifeste légèrement. Petit à petit elle va remonter vers le bas du dos. Rien d'inquiétant mais d’imprudence pour que ça ne s'aggrave pas.
Tout à coup mon esprit va être monopolisé par l'idée de vouloir dormir. La nuit précédente a été agitée, je n'ai pas beaucoup dormi, je suis un peu en mode robot. Cependant, je dois rester vigilant car la descente sur Saint-Catherine est dangereuse, pas mal de coureurs vont s'en rendre compte, heureusement des chutes sans gravité.

Saine-Catherine est là. Je dois refaire le plein des bidons. Je comptais remettre de l'Isostar dans les bidons sauf qu'avec le frottement dans ma poche contre mon appareil photo, les pastilles, que j'ai enveloppé dans du papier alu, se sont transformées en poudre. Pire, certains emballages ont cédé et avec la transpiration ça s'est collé partout, l'appareil photo est inutilisable, paix à son âme.
Pas le choix, je m'en passerai, je me contenterai d'eau plate nature. Ici aussi les tables ont été doublées mais quasiment impossible d'y accéder. Trop de monde et aussi des coureurs qui restent plantés devant...
Dans cette foule j'arrive à retrouver Florian et on repart même si je serai bien monté dans un bus pour dormir.

Je lui annonce que nous allons attaquer la partie la plus dure (à mon avis) du parcours. Dès la sortie du village ça grimpe de nouveau puis un panneau va nous informer d'une descente dangereuse, c'est le fameux bois d'Arfeuille. Une zone boueuse que tout le monde veut éviter provoque un bouchon. Je serai bien allé tout droit mais je ne sais pas si Florian aurait suivi. En bas de cette célèbre descente, virage à gauche toute et là le mur !
Son nom "le Rampeau" : 750m pour 180m de D+-pente de 20% env (source organisation). La progression est silencieuse, je monte sans râler (pour une fois...). Je pense avoir dépassé Florian et m'arrête au milieu de la pente pour l’attendre, j'en profite pour grignoter mais je l'ai confondu avec l'autre coureur, Florian m'attend en haut.

On arrive tant bien que mal au ravitaillement suivant après un monotrace qui va occasionner un dernier bouchon. On regarde notre montre et on se dit que les premiers ont certainement terminé...
Je fais l'appoint de mes bidons et on continue. Je constate rapidement que l'eau a un drôle de gout, j'insiste pas et n'en bois plus.

Malgré le manque d'entrainement, Florian est en forme, toujours devant il relance plus vite que moi. C'est en me mettant à marcher plus tardivement que lui quand ça monte que je reviens à son niveau. Puis ce qui devait arriver arriva, me voilà au sol. Pas de bobo mais j'ai peur pour mon téléphone. Sur le coup il semble en état de fonctionnement mais une semaine après une zone de l'écran ne répond plus, direction le SAV.
Se présente à nous une belle descente boueuse à souhait. Personne ne veut se salir les pieds alors alors ça se met en file indienne de chaque côté. Si c'est humide et boueux c'est que ce n'est pas gelé, pas de verglas. Comme mes pieds ne craignent rien puisque j'ai mis mes chaussettes étanches, je passe au milieu et j'adore ça. Je fais quand même attention aux rochers qui peuvent être glissants.
J'éclabousse des gens qui râlent. C'est quand même formidable ces personnes qui ne veulent pas se salir sur un trail.
Florian ne m'a pas suivi, du coup je dois l'attendre en bas. Il me dit que lui aussi a eu le droit à une belle gamelle. Après une autre belle côte et des descentes assez techniques nous arrivons sur une longue portion de bitume qui nous emmène à Soucieu-en-Jarrest. C'est là qu’apparaît un nouveau problème pour moi au niveau des doigts de pieds. J'essaie de courir tant que possible sur l'herbe, ça me permet de souffrir moins.

Le jour s'est levé quand nous entrons dans le gymnase de Soucieu. Les tables sont bien achalandées, on en profite un maximum. A la sortie de la salle Florian rempli sa poche à eau, je vide mes bidons et refait le plein.
La traversée de la ville sera un véritable calvaire pour mes pieds. Nouvelle glissade, ma jambe droite part en grand écart, j'évite la chute mais j'ai comme l'impression que la pubalgie est de retour. 
Je continue quand même sur ces routes très glissantes. Je cours autant que possible sur l'herbe des bords de route. C'est moins glissant et les décharges électriques dans les orteils sont moins fortes.
Je dis et répète à mon ami Florian qu'il peut partir et finir seul, il gagnera du temps mais il est têtu le bougre et ne veut pas m'abandonner.

A partir de là, je vais reconnaître certains lieux comme le talus où une ambulance s'était échouée à cause du verglas la première année, le parc de Chaponost...
Mais j'ai oublié à quoi pouvait ressembler la route qui les relie. Pourtant je me rappelle de la passerelle intermédiaire qui permet de traverser une petite rivière.
De toute façon il y a d'autres changements car le dernier ravitaillement est dans le gymnase de Chaponost, juste avant d'entrer dans le parc alors qu'il était auparavant au lieu-dit de Beaunant à Sainte-Foy-les-Lyon, juste à côté de l'aqueduc du Gier.

On arrive justement à cet ouvrage. Je montre à Florian la belle côte qui nous attend en face sauf que de loin ça fait pas le même effet que quand on est au beau milieu de ce mur.
Je la pensais plus courte, ça grimpe bien. Je pensais aussi que c'était la dernière grimpette mais non, il y aura encore deux petites butes à gravir avant d'arriver aux escaliers qui nous permettrons de rejoindre les quais de la Saône.
Florian, qui se plaint un peu du genou et n'apprécie pas du tout ces marches à descendre. De ce côté là pas de soucis pour moi en plus le moral revient au beau fixe, la fin est toute proche.
Lyon se présente, on voit même la Halle Tony Garnier. Quelques marches à remonter, 2 ponts à traverser sous de nombreuses félicitations, faut savourer.
Nous entrons dans le parc, Hélène et Patrick sont là. Un petit bonjour rapide puis nous rentrons dans la salle pour franchir la ligne ensemble, heureux d'être allés au bout de cette aventure. Les douleurs disparaissent le temps de profiter de ces moments magiques.


Nous retrouvons nos amis covoitureurs. Olivier a fait un super chrono alors qu'Alan a dû abandonner à Soucieu suite à des soucis d'alimentation.
Nous récupérons nos sacs stockés dans une zone non surveillée. Ca, c'est limite ! Qu'on se serve soi-même pourquoi pas, mais qu'au moins un bénévole vérifie que la personne qui sort a bien le sac qui correspond au N° de dossard.
On se change, on se prend une petite binouze avec l'ami Patrick puis c'est l'heure de nous quitter. I il nous faut rentrer sur la capitale. Heureusement qu'Hélène était présente pour conduire sur la majeure partie du retour.

Au final un chrono inespéré même si, ici, il est difficile de comparer puisque le parcours, les distances et les conditions de course varient d'une année sur l'autre. De plus, contrairement à ce que je craignais, je n'ai pas subi le parcours mais le froid qui ne m'a pas lâché du 17e km à la fin.

Critiqué par certains, trail ou pas trail, ultra ou pas ultra, on s'en fout ! Cette course populaire, la plus vieille course nature de France, a des atouts que j'aime bien. Oui, il y a du monde mais j'ai connu des toutes petites courses avec peu de participants ou il y avait aussi des embouteillages.

L'important quand on aime courir n'est-il pas de courir ? c'est ce qu'on vient faire sur la SaintéLyon et c'est ce que j'ai fait avec des milliers d'autres passionnés.
Courir la nuit a ses particularités que moi j'aime bien. Cela dit j'aimerais bien faire le parcours une fois de jour pour voir un peu à quoi ressemble ces beaux paysages.

Par contre, ce que je trouve inadmissible ce sont tous ces coureurs qui n'ont aucun respect pour la nature, aucun respect pour les autres coureurs, aucun respect pour les bénévoles et l'organisation notamment en jetant leurs déchets (surtout des tubes de gel) n'importe où, alors qu'il y avait des poubelles un peu partout. Ras le bol de ces gros cons qui pourrissent la vie des autres. 

Pour terminer, merci aux supporters. Merci à Patrick, Patricia, Elsa, David, Hélène. Merci à Florian de m'avoir supporté de longues heures. Merci aux bénévoles, à l'organisation.
Maintenant place au repos, rendez-vous peut-être en 2017.










Trace GPS :



Vidéo :




Mes photos :




Les résultats solo 72 km :



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dimanche 11 décembre 2016

2016 11 27 - Le nouveau cross du Figaro

Le nouveau cross du Figaro


Une course que les moins de 20 ne peuvent pas connaître...
Je me souviens des reportages à la télé dans ma jeunesse qui montrait le départ de cette célèbre manifestation sportive parisienne née dans les années 60 qui était organisée jusqu'en 2000 dans le bois de Boulogne.

Elle renaît en 2013 dans le domaine de Saint-Cloud mais cette année elle propose un nouveau format :  courez quand vous voulez ! le samedi ou le dimanche sur 5, 10, 15 ou 20km et c’est au profit du Téléthon.
En vue de la Saintélyon qui se déroule la semaine suivante, c’est le 20 km qui m’intéresse pour une dernière sortie longue alors, quand Olivier (totorunning) m’a annoncé que j’étais le gagnant de son jeu, je me suis précipité sur l’inscription sans bien regarder le règlement. Si bien que c’est en lisant la confirmation de mon inscription que j’ai découvert qu’il n’y avait qu’une seule course de 20 km : le dimanche à 15 heures. Ce qui m’a intrigué c’est le nom de la course 20 km élite ! Je suis loin d’être une élite, j’espère ne pas finir dernier.

Juste avant de partir, on m’annonce par SMS qu’il me faudra retirer mon dossard à l’espace régularisation car l’espace presse va fermer. Jusque-là pas de soucis sauf que je suis parti un peu à la bourre et que j’arrive dans le domaine de Saint-Cloud par une entrée que je ne connais pas. Je vais donc m’y perdre un peu pour rejoindre le haut du parc (là où se trouve le dernier ravitaillement de l’écotrail de Paris). J’arrive dans les temps pour récupérer le dossard qui m’attend dans un sac rempli d’offres commerciales, de revues et deux bouteilles d’eau.
Un 5, 10 et 15 km sont en cours, Il n’y a pas beaucoup de spectateurs et aucune connaissance, c’est un peu tristounet.
Je me mets en tenue rapidement, dépose mon sac et vais repérer les lieux. J’assiste au premier passage du leader du 15 km. Il a belle allure, nous sommes 3 ou 4 à l’applaudir et l’encourager. Harry prend la parole pour annoncer l’ouverture de la zone de départ et qu’un échauffement collectif en musique est prévu vers 14h40. Nous sommes dans les 300/350 coureurs environ et bien qu’il fasse un peu frais ce sont pour moi de bonnes conditions pour courir.
Compte tenu de l’étroitesse de la ligne de départ et du premier virage 200m plus loin nous partirons par petites vagues et les premiers s’élanceront, avec un peu d’avance car la nuit va vite tomber. Tout juste le temps de féliciter le premier du 15 km qui établira le meilleur temps du week-end sur la distance et c'est parti !
C’est dans la dernière vague que je vais franchir la ligne de départ et déclencher le chrono pour ces 4 tours.
Pas d’objectif particulier si ce n’est faire une sortie longue alors je ne prends pas de risque et reste bien à ma place dans le troupeau. Le parcours est assez simple. 

Au bout de ligne droite, légère descente. En bas virage serré à gauche pour remonter. En haut petite ligne droite sur du plat avant de se refaire une descente/montée. Un contrôle de la puce au bout du parc, un léger faux plat montant puis descendant et on revient sur le plat de la zone de départ. Des panneaux indiquent la distance parcourue tous les kilomètres. Nous sommes sur des allées d’un parc, parfois recouvertes d’un bitume en mauvais état mais rien de bien compliqué ce qui visiblement décevra certaines personnes qui s’attendaient à du cross pur et dur avec beaucoup de passages techniques, c’est raté !
Je remarque rapidement qu’il n’y a pas que des élites et que je ne serai certainement pas le dernier cependant, ma montre affiche une allure bien trop rapide pour cette dernière virée avant la SaintéLyon.
A noter qu'après le premier tour plus d'animation. Les deux groupes de percussionnistes répartis le long du tracé plient bagage. Déjà qu'il n'y avait pas beaucoup d'animation, c'est encore plus triste.

Je vais gérer pour éviter qu’une petite douleur en haut de la fesse gauche ne prenne de l’ampleur je ralentis un peu. J’en profite pour papoter avec un coureur sympa qui filme la course de l’intérieur. Je vais faire le yoyo avec une féminine qui nous affirme être une piètre athlète mais qui se débrouille plutôt bien malgré le manque d’entraînement. 
Je vais juste profiter du ravitaillement pour boire un peu d’eau glacée au second tour, soit au 10e km et avec le soleil qui se couche, je vais passer la ligne d’arrivée après 1h47 d’efforts.
Le ravitaillement à l’arrivée est sympathique : eau, coca, petites brioches Pitch à la framboise ou au chocolat, boissons chaudes, petits gâteaux salés, bref, il y en a pour tous les goûts.
En quittant le circuit on me remet une médaille toute simple puis je file récupérer mes affaires pour me changer, j’ai les mains gelées.

Malgré le manque d’ambiance et de spectateurs j’ai passé un dimanche après-midi agréable avec des bénévoles sympathiques et une belle organisation.
D’après les résultats, il y avait : 724 coureurs sur le 5km, 1996 sur le 10k, 974 sur le 15 et 226 sur le 20km soit 3920 personnes classées sachant que certaines ont pu faire 2 ou 3 courses…

Prochain rendez-vous, la semaine prochaine, la nuit de samedi à dimanche du côté de Saint-Étienne pour les 72 km de la SaintéLyon.


GPS :



La vidéo officielle :



La vidéo de coursmetrage (le coureur rencontré en course) :











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dimanche 23 octobre 2016

2016 10 09 - 38e édition des 20 km de Paris


Les 20 km de Paris


Profiter du meilleur tarif (36€) a été ma première motivation pour remplir le formulaire d'inscription dès l'ouverture. La seconde est que j'avais réussi à Vincennes, quelques semaines auparavant, un bon 10 km (pour mon petit niveau) et je voulais savoir ce que j'étais capable de faire sur une distance plus longue. Un prix abordable, un parcours assez roulant, ces 20 km de Paris ont tous les ingrédients pour passer un bon moment.

Ce qui n'était pas au programme c'est la pubalgie qui m'est tombée dessus suite au trail des villes Royales fin février. Tous mes plans ont dû être revu et notamment le trail de la Vallée des Lacs dans les Vosges, que j'ai fait en grande partie en mode touriste.
Après un peu de repos et en utilisant un short dit "anti-pubalgie" de la marque Under Armour, l'été s'est plutôt bien passé. La douleur dans le bas ventre est partie mais l'adducteur droit demeure sensible alors je reste prudent. Quasiment toutes mes sorties se font à moins de 10 km/h, dans ces conditions impossible de faire une performance aux 20 km de Paris, ce sera donc une course plaisir.

Je vais retirer mon dossard vendredi midi pendant la pause méridienne. Il n'y a pas grand monde, ça va vite. Juste un bref arrêt au stand des courants de la Liberté car il est prévu que je participe au marathon en juin prochain.
Dans les courriels envoyés aux coureurs, l'organisation a bien insisté sur les consignes de sécurité et que les accès aux SAS seraient bien contrôlés. Il nous a été recommandé d'être à l'heure et comme chez moi, l'heure c'est l'heure, c'est avec une bonne dizaine de minutes que je me pointe à l'endroit où est censé se trouver la porte d'accès des dossards jaunes. Sauf qu'à 8h20 c'est encore un peu le bazar. Les grilles sont déplacées maintes et maintes fois et pendant ce temps là je suis quasiment seul à bien me cailler les miches.
Heureusement la journée devrait être belle. Le soleil se lève et petit à petit le monde arrive. Miraculeusement, presque dans les temps, nous pouvons enfin accéder aux SAS, départ dans moins d'une heure-trente !
Après une présentation du parcours par les speakers, deux brefs échauffements collectifs le départ des handisports est donné et 5 minutes plus tard ce sont les élites qui s'élancent suivi des préférentiels il est 10 heures.

On se rapproche de la ligne. On sépare le peloton juste derrière moi. Je ferai donc parti de la seconde vague. Ca m’inquiète un peu car j'imagine que la majeure partie des coureurs présents ici sont là pour faire un chrono entre 1h35-1h40, peut-être un peu moins, ça va donc partir vite. Un meneur d'allure en 1h40 se positionne devant ce qui confirme mes craintes, ça va être trop rapide pour moi. D'un autre côté, je me dis qu'en étant dans les derniers coureurs de cette vague, j'ai peut-être une chance de ne pas m'emballer dès les premières foulées.

Le décompte est lancé puis les fauves sont lâchés !
Conformément a ce qui a été dit et répété au micro, le départ, qui a changé par rapport aux années précédentes, est bien étroit. Moi qui voulait partir tranquillement je suis comblé, mais là on marche !
Faut toujours qu'il y ait des personnes qui se mettent devant alors qu'elles n'ont rien à y faire. Et en plus ils se mettent à 3 ou 4 de front, râlent quand certains les bousculent en les dépassant, inadmissible et un manque total de respect pour ceux qui courent.

C'est la première grosse nouveauté du parcours pour raison de sécurité. Au lieu se grimper directement l'avenue des Nations Unies pour se retrouver sur la place du Trocadéro, nous allons emprunter l'avenue de New-York le long des quais sur 900 m environ. 
L'avantage c'est que c'est plat. Mais ça va pas durer. Après 900m nous allons tourner à gauche pour prendre l'avenue Marceau qui va nous emmener à l'Arc de Triomphe. C'est là que se trouve la première difficulté, une légère côte pavée dans laquelle il faut être prudent.



Après avoir contourné l'Arc de Triomphe par la rue de Presbourg, on se retrouve sur l'avenue Foch qui est animée par quelques groupes musicaux. C'est très large, on ne se marche pas dessus.
Le bois de Boulogne se profile. Un rapide coup d’œil au chrono pour constater que je suis trop rapide mais tout baigne alors je continue sur ma lancée, ça ne va pas durer bien longtemps.
Le premier ravitaillement a été placé juste avant le passage sur les tapis du 5e kilomètre. Je sais qu'Ella et Isa sont sur ce poste mais de quel côté ?
L'ami Pascal doit aussi y être sauf s'il a trouvé quelqu'un de son club à accompagner. Je vois Ella sur la gauche comme l'année dernière, elle tend une bouteille que j'emporte et Isa me tend mes bonbons préférés que je rate, obligé de faire marche arrière. Merci pour tout les filles ! Pas vu Pascal, il doit être en train de courir. 
La dernière modification du parcours est là. Nous allons quitter l'allée de Longchamp plus tôt que d'habitude pour emprunter l'allée de la Reine Marguerite. Je dépasse une joellette puis nous allons croiser les coureurs qui ont déjà fait le demi-tour.
Je me fais de plus en plus doubler, j'imagine par les coureurs les plus rapides des vagues suivantes.

Nous quittons le bois de Boulogne, longeons l'hippodrome d'Auteuil. A partir de là plus de changement sur le parcours. Peu après avoir passé le 10e km, je me rends comte que le meneur d'allure en 1h40 n'est pas très loin devant moi.  A-t-il eu une défaillance ? Aurais-je accéléré ? Ma montre affiche une allure légèrement meilleure mais rien d'anormal et rien à y comprendre.
Nous nous retrouvons sur les quais, en plein soleil. Je commence à avoir chaud, je retire mon buff et j'abaisse mes manchettes. Je dépasse une fille du club à Pascal qui ne semble pas être au mieux. Vers le 13e km je constate que mon short, avec le poids du téléphone, des bonbons et des 2 barres énergétiques se fait la malle. Je dois m'arrêter pour le resserrer et refaire un nœud solide.



Puis arrive la partie qui me fait un peu peur. D'une part parce que j'ai toujours du mal à partir du 16e km mais aussi parce que le parcours se complique avec les tunnels et leurs petites pentes pour en sortir. Je profite du ravitaillement du 15e pour boire une seconde fois et je remercie bien les bénévoles.
Juste avant de passer sous le tunnel de la Concorde je reconnais le tatouage de Thierry, un ami facebook rencontré grâce à l'ami Jean-Pierre. On se salue et on se souhaite une bonne fin de course. Les Tuileries sont sur ma gauche, le musée d'Orsay sur ma droite. Changement de direction à droite pour prendre le pont Royal puis la voie sur berge de la rive gauche que je connais bien pour y venir généralement au moins une fois par semaine.

Là, je me prends un courant d'air. La fille du club à Pascal me repasse à une allure qu'il m'est impossible de suivre. Je regarde mon chrono pour me rendre compte que je peux être sous les 1h40 voire peut-être mieux. Alors je me donne un coup de pied aux fesses pour finalement passer la ligne en 1h38 et 56 secondes !! 
Un temps que je n'aurais jamais imaginé même en rêve, mais je l'ai fait ! Je ne sais pas comment car je ne fais que des entrainement à moins de 10 km/h de moyenne, pas fractionné, aucune ppg et autres trucs du même style sans oublier les quelques kilos de trop.
Bref, la médaille en poche, je rentre à la maison en trottinant. Je suis sur un petit nuage et au total j'aurai couru 6 km de plus en vue de la Saintélyon.

Pour conclure, à part les 150 premiers mètres du parcours cette épreuve est une très belle course pour qui veut faire un chrono sur le bitume parisien.
Je n'ai pas eu la chance de croiser Francine ni Jean-Pierre qui se trouvaient sur le parcours en mode photographe.

Il me reste à remercier tous les bénévoles qui ont donné de leur temps pour que cette course soit une réussite.
A la prochaine !




Diaporama de quelques photos (lien vers l'album complet à la fin):


©Hubert Leclercq-2016
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2016 10 15 - Trail des raids dingues (31 km)


Le trail des raids dingues 
(version 31 km)

Pour avoir participé à la première édition de cette manifestation, et même si je n'avais pas fait le parcours entièrement suite à une erreur d'aiguillage, cette course m'avait bien plu et l'organisation était sympa. Alors pour préparer la Saintélyon et se familiariser avec la course de nuit j'ai décidé d'y retourner sur la plus longue distance, à savoir 33 km.

J'arrive sur place dans les temps. Le départ est dans une heure trente. Il n'y a pas encore grand monde, je récupère mon dossard rapidement puis je retourne à la voiture.
A moins d'une heure du départ le parking s'est bien rempli, c'est le moment de se mettre en tenue. Le ciel est gris, menaçant et un petit vent frais me fait dire que la nuit va être fraîche alors j'accumule les couches.

Une fois prêt je me dirige vers le centre ville. Un départ fictif est donné du côté de la mairie et de l'église, belle occasion pour papoter un peu avec un coureur du coin.
Quelques gouttes d'eau font leur apparition mais rien de bien méchant puis, avec quelques minutes de retard, le départ est donné pour l'épreuve la plus longue. Un petit tour en centre ville puis nous nous retrouvons sur un chemin à la sortie du village pour un rapide briefing. On nous annonce plusieurs choses. D'abord que le parcours est raccourci de 2 km soit 31 km. Ensuite que le terrain est sec. Les pluies tombées la nuit précédente sur Paris auraient visiblement épargné la région.

Par contre, le point d'eau n'est pas fait pour remplir les bidons. C'est la surprise pour pas mal de coureurs. Nous aurons droit à un gobelet par coureur. A deux minutes du départ trop tard pour aller remplir la poche d'eau. Je ferai avec mes deux bidons. Enfin, on nous explique que le balisage est fluorescent et que par conséquent, si nos frontales ne nous montre rien sur une vingtaine de mètres c'est que nous sommes perdus.
Juste après ce beau discours le départ est donné et c'est en queue de peloton que je m'élance sans aucune pression.
A peine 1 km de course et nous entrons dans un bois, sur un sentier qui ne permet pas trop de dépasser mais qui est très souple et bien agréable. Mais ça ne va pas durer. 
Après une belle petite descente où pas mal de coureurs se sont servis de la corde mise en place pour le retour, je me débrouille sans et j'en profite pour dépasser quelques concurrents.
Après ça va se gâter. Une longue partie en devers que mes chevilles n'apprécient guère, puis des zones caillouteuses que je n'aime pas du tout, faut faire avec !  Je suis prudent, pas envie de me blesser. Je me rends compte assez rapidement que je vais avoir chaud et que je vais être limite au niveau boisson puisque mes bidons sont déjà bien entamés. Les écarts entre coureurs commencent à se faire de plus en plus important mais vers le 6e/7e km, je vais suivre une personne avec qui je vais papoter pendant environ 13 km.

Nous allons traverser un village (les seuls km sur bitume) puis, peu après une belle petite grimpette à l'aide d'une corde, nous nous retrouvons au point d'eau, soit presque la mi-parcours.
Juste après avoir avalé notre gobelet, nous entrons aussitôt dans une zone privée où des panneaux annoncent clairement la présence de nombreuses vipères, je ne suis pas très rassuré... Les petites côtes et descentes se succèdent. Mon compagnon de route, se fait une petite frayeur dans une descente. De derrière j'ai bien vu sa cheville partir de travers et j'ai craint le pire mais après avoir marché un peu, plus de peur que de mal, nous continuons.
Sur le retour nous retraversons le village en remerciant toujours les gentils bénévoles au passage. J'annonce à mon compagnon de route que je vais devoir faire une pause technique. Il me répond qu'il va lever le pied pour m'attendre. Au 20e km à ma montre,  je m'arrête donc quelques secondes mais peu après être reparti, un petit raidillon va me laisser sur place. Impossible d'avancer, je n'ai plus de jambe et mes bidons sont quasiment vides. Je ne suis pas rendu !
Je n'ai pas récupéré des 20 km de Paris courus la semaine précédente et je suis peut-être parti un peu trop vite. J'ai une pensée pour le coureur qui m'a peut-être attendu, j'imagine qu'il s'est douté que je n'étais pas au mieux.
C'est donc une longue traversée du désert qui m'attend. Je n'ai d'autre choix que de marcher seul. Plus de lumière devant comme derrière. Le moindre bruit me fait penser qu'une maman sanglier est peut-être en train de m'observer prête à me foncer dessus si elle se sent menacée. J'ai le cerveau qui se met à délirer, pendant ce temps là je progresse lentement mais surement. Je vais revenir sur un jeune coureur bien plus mal en point que moi avec de gros ennuis digestifs. Je lui demande s'il souhaite que je reste avec lui mais il insiste pour que je poursuive ma route.

J'arrive tant bien que mal au km 28. C'est là que des bénévoles nous aident à franchir un grillage. Je leur explique que je ne suis pas au mieux compte tenu du manque d'eau. L'un d'entre aux va aller me chercher une bouteille pour m'en donner un peu, je les remercie. Mais le mal est fait. Je vais pouvoir trottiner un peu mais je suis obligé d'alterner avec la marche.
A la sortie du bois, un coureur revient sur moi et me demande si on peut terminer ensemble. Je lui réponds que je vais essayer mais pas certain d'y parvenir. Il me réplique qu'il est dans le même état que moi. Nous allons donc faire le dernier kilomètre en se motivant mutuellement.


Finalement, après plus de 4 heures, je rentre dans le gymnase pour conclure ces 31 km exigeants. On me remet un petit cadeau puis je retrouve le coureur qui m'a accompagné de nombreux kilomètres. Il me dit avoir aussi souffert sur la fin, notamment de crampes. Des restes du semi de Reims qu'il a fait le week-end précédent.
Je file vite fait pour boire au moins 2 litres d'eau puis je vais avaler quelques pâtes et une bonne bière avant de reprendre la route, épuisé mais quand même satisfait de cette course.

Une belle balade assez technique dans les forêts normandes à deux pas de la région parisienne. Une course super bien balisée qui a un bel avenir mais il faut que le règlement soit plus précis dès l'inscription car apprendre à 2 minutes du coup de feu qu'un ne pourra pas faire le plein sur un point d'eau c'est un peu léger.
Je savais qu'il n'y avait pas de ravitaillement solide j'avais donc prévu mais pour l'eau ce fut une surprise, tout comme le nombre de coureurs figurant dans le classement final. 110 coureurs sur plus de 120 inscrits alors qu'au départ je pensais que nous étions plus nombreux.

Pour terminer, j'ai pu tester ma nouvelle frontale Led Lenser XEO 19 R acquise pour palier mes soucis de vue. L'éclairage est puissant et me convient parfaitement. Seul le poids de l'ensemble est un peu un handicap. Avec la batterie dans la sac ça va mais au bout que 4 heures on la sent quand même bien sur la tête. Globalement satisfait, on verra ce que ça donne à la Saintélyon.


GPS :


mes rares photos :


© Hubert Leclercq 2016
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