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lundi 4 juillet 2016

26 juin 2016 : La Transbaie (en Picardie)

La Transbaie en Picardie


Quoi dire de plus que les éditions précédentes ? Cette année Samuel est de la partie avec un bonne dizaines de membres de son club, le Val d'Orge Athlétic. C'est lui qui va retirer mon dossard car je ne peux pas arriver la veille. Cette année nous aurons des supporters en la présence de mon frère Jean-Marie, Bénédicte ma belle-soeur, les parents de Samuel et ma fille Sophie.
La température est idéale pour courir malgré l'absence du soleil. Un peu de vent en baie et grand soleil à l'arrivée. Pas de pluie mais une Transbaie plus humide cette année par la présence plus importante de gués plus ou moins profonds. Juste une chute à signaler dès le second gué à franchir. Je ne le pensais pas si profond et j'ai comme qui dirait, raté une marche... Mais mieux que des paroles, l'intégralité de la retransmission de France 3 Picardie :



Une excellente après course avant de rentrer sur la capitale. Un bon repas en famille sur une terrasse ensoleillée ou je me suis régalé avec un bonne moules-frites et 2 bonnes bières.
Grand Merci à Jean-Marie, Bénédicte, Marie-Odile, Henri et Samuel.

La trace de mon GPS :



Mes photos :




Et pour terminer, le classement




Hubert Leclercq
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jeudi 23 juin 2016

2016 06 18 - Trail de la vallée des Lacs ; Gerardmer (88)

Trail de la vallée des lacs

Après une épopée fantastique dans le Jura en 2015 avec mes amis Pascal, Joseph, Isa et Ella nous nous étions promis de refaire une petite course de montagne en 2016.
Après avoir épluché les calendriers des courses, notre choix s'est porté sur le trail de la vallée des lacs à Gerardmer qui propose un éventail d'épreuves pour tous les niveaux, du 12 km au 87km en passant par un 13 km, le 15 km (réservé aux filles), le 28 km et des courses pour les enfants. Malheureusement Joseph n'a pu se joindre à nous, c'est Francine qui le remplacera.
Compte tenu des barrières horaires serrées dans la première partie du 87 km c'est sur le 55 km que je vais m'aligner. Si c'est pour stresser à regarder la montre tous les kilomètres pour voir si je suis dans les délais je n'y vois aucun plaisir et préfère être plus à l'aise sur une distance plus abordable.
Vendredi 17 juin, 7 heures, départ de la capitale en direction de l'Est de la France via Savigny le Temple pour récupérer Francine. Je me rends compte que j'ai oublié le sac qui contient mes papiers, ma montre gps, mon chargeur de téléphone, un short... le week-end commence bien ! 5 heures plus tard nous arrivons à Gerardmer sous la pluie.
Un petit resto sympa pas très loin du lac, où curieusement nous sommes les seuls clients, puis nous allons chercher notre dossard toujours sous la pluie, nous sommes trempés. Une fois installés dans un appartement du centre ville très cosy réservé par Isabelle, nous allons profiter d'une éclaircie pour faire un tour en ville, faire quelques emplettes mais aussi repérer les restos pour le soir.














Les affaires prêtes, le très bon plat de pâtes avalé et l'excellent dessert terminé, on ne traîne pas pour aller au lit car Pascal démarre à 4 heures et moi 9 heures avec un délai de 11 heures pour boucler ces 55 bornes. Heureusement, nous sommes à 600m de la ligne de départ.
Je n'ai pas entendu Pascal partir mais je me lève avant le déclenchement de mon réveil. Il fait gris, pas trop envie d'y aller. Faut dire qu'avec le repos forcé suite à une pubalgie en mars où j'ai écouté à la lettre les recommandations du médecin, la grisaille et la pluie quasiment tous les soirs, je n'ai pas l’entraînement adéquat, je ne suis pas au top forme et l'envie n'est plus là. Je n'ai que trois sorties longues de 30 bornes dans le jambes. A cela, un mal de dos m'a bien fait souffrir la semaine précédente et m'a même empêché d'aller trottiner depuis 9 jours.
Pas le moral, pas envie de courir, pas envie d'aller souffrir mais je me décide quand même à m’habiller et Francine m'accompagne. Heureusement qu'elle était là car j'aurai bien fait demi-tour. En attendant le départ je ne suis pas à l'aise, je ne suis pas à ma place. Le touriste du trail que je suis n'a pas les dernières pompes Salomon, la dernière panoplie Ceramiq (bien que ma première couche est de cette marque), le dernier sac Hoka à la mode, ni de bâtons… Et ces personnes n'ont qu'un seul mot dans leur bouche UTMB ! Les traileurs peuvent critiquer les bouffeurs de macadam ils ont aussi leurs défauts.
Bref, Francine m'abandonne pour aller faire des photos un peu plus loin, il est trop tard pour reculer. On se rapproche de l'arche où un briefing va être donné sauf qu'au milieu de la meute on entendra rien, à peine quelques applaudissements puis le coup de pétard retentit, c'est parti pour une longue journée d'efforts.

Un petit coucou à Francine, on traverse le centre ville et derrière l’hôtel de ville les hostilités commencent : une première grimpette à la queue leu-leu car le peloton n'a pas eu le temps de s'étaler. L'occasion d'entendre encore parler… d'UTMB.
Une fois en haut, les sentiers et les chemins sont en meilleurs état de ce que je m'étais imaginé vu toute la flotte qui est tombée ces dernières heures. J'ai rapidement les pieds mouillés à cause des ruisseaux gonflés à bloc créant des zones gorgées d'eau sur les chemins qu'ils traversent. Je vais faire le yoyo avec les guides du coureur non-voyant. Je les entends dire qu'ils ont parcouru environ 7 km en une heure, tout baigne ! Passage devant le photographe, pas très aimable le gars !
A part deux petites descentes très glissantes, rien de bien méchant jusqu'au premier ravitaillement, le soleil s'est même montré après quelques gouttes de pluie. Pour arriver jusqu'à ces premières tables j'ai vidé un bidon d'Isostar sur les deux que j'ai emportés. Le plein fait, un tuc avalé, je repars car c'est un peu la bousculade entre coureurs et suiveurs. A partir de là ça se complique un peu. En plus des racines, les pierres et les rochers sont de plus en plus présents sur notre parcours et ça grimpe un peu plus aussi. Après une belle averse qui m'a bien refroidi malgré la veste que j'ai gardée sur moi depuis le départ. J'arrive quand même à profiter de cette belle nature, des ces belles forêts, des magnifiques points de vue sur les crêtes même si parfois les nuages gâchent un peu le fête.













Je progresse lentement mais sûrement en prenant quelques clichés de temps en temps. Je croise des randonneurs pas très contents de devoir s'écarter pour nous laisser passer. Le Rainkopf est déjà derrière moi, c'est le Hohneck qui nous attend et encore de beaux paysages. Mais avant d'en arriver là j'ai un petit creux qui ne sera comblé qu’après avoir avalé deux barres de céréales. N'ayant pas de montre et ne souhaitant pas sortir mon téléphone de sa pochette de protection je n'ai aucune idée du temps écoulé depuis 9 heures et encore moins de la distance parcourue.
Le point le plus haut du parcours est en vue. Des bancs de neige nous donne une idée des températures qu'il peut encore faire ici à quelques jours de l'été. Nous nous retrouvons sur le parcours du 87 km, peut-être aurai-je la chance de me faire dépasser par mon ami Pascal ? Jusqu'à maintenant aucune douleur aux adducteurs et à ma grande stupéfaction, mon dos qui m'a fait si mal ces derniers jours me laisse tranquille ce qui me permet d'arriver sans encombre au chalet du Hohneck, 1366m d'altitude, dans le brouillard.
Dans la descente qui commence un coureur du relai m'annonce qu'on a parcouru environ 24 bornes et que le prochain ravitaillement est dans un bon kilomètre par contre je ne sais toujours pas l'heure qu'il peut être, suis-je dans les délais ?
Un parking, un peu de monde, c'est le second ravitaillement positionné sur une minuscule terrasse ou coureurs et accompagnateurs se bousculent encore. Soit on met les tables dans un lieu étroit et on autorise que les coureurs à y aller soit on utilise un emplacement plus vaste, non ? Que des victuailles à consommer sur place, chips, saucisson, raisins secs, tout ce qu'on trouve habituellement sur les tables de toutes les course de France. Mais comme elles sont tripotées par de nombreuses personnes qui sont certainement allées se soulager, qui se sont peut-être massées avec des tas de produits sans le laver les mains, hors de question pour moi de piocher là-dedans. Je refais le plein de mes bidons, bois une soupe dans un gobelet déjà utilisé puisqu'il y a rupture de stock, j'enlève le petit cailloux dans la chaussure gauche et c'est reparti. Pas pour longtemps car un besoin naturel doit être satisfait.

Les côtes sont de plus en plus dures à gravir. Les pauses sont de plus en plus nombreuses. Certainement la fatigue qui commence à se faire ressentir mais aussi des pentes parfois raides. Et puis une nouvelle belle averse va bien détremper le parcours. J'arrive quand même à trottiner quand la pente est favorable ce qui me permet de revenir sur une féminine qui se débrouille bien mieux que mi dans les montées. J'irai avec elle jusqu'au ravitaillement suivant de Longemer. C'est qu'à papoter on ne se rend plus trop compte du temps et des kilomètres qui passent. Mais pour y arriver il nous faudra bien négocier une partie très délicate, sur des rochers très glissants avec le vide sur la droite et des barres métalliques scellés dans la roche auxquelles on peut s'agripper pour sécuriser sa progression. Avec ma vue défaillante je ne suis pas très fier et je fais très très attention ou je pose les pieds. Cet obstacle passé, nous arrivons à Longemer où les dossards sont contrôlés à l'entrée des tentes réservées aux concurrents. On ne s'y bouscule pas, on peut prendre son temps pour faire le plein mais faut quand même pas trop s'attarder car d'après la dame qui connaît un peu le coin il reste 15 km dont un beau talus à franchir. Une personne m'annonce qu'il est 16h15, j'ai largement le temps pour terminer cette belle épreuve. Le talus annoncé par la dame que j'accompagne est en fait un mur d'une petite centaine de mètres. Une corde est même à notre disposition pour nous aider à grimper mais comme elle est un peu élastique j'ai failli faire tomber ceux qui était plus haut et je me suis fait enguirlander. Du coup je suis monté à quatre pattes faisant parfois des glissades de quelques mètres en arrière. Une fois au sommet il ne faut pas croire que le plus dur est fait. Il reste encore de belles cotes mais je suis désormais seul car la féminine a pris la poudre d'escampette.
Un peu plus loin je vois débouler sur ma droite de jolies féminines aux dossards roses, ce sont les filles de la natur'elle, l'épreuve de 15 km qui leur est réservée. C'est qu'elles sont rapides, impossible de les suivre dans cette petite grimpette, je pense que Francine doit être derrière et qu'elle va certainement me rattraper. N'ayant absolument pas regardé le roadbook je n'ai aucune idée de la distance qui reste à faire mais une dame me dit que son GPS affiche près de 8 km. Elle ne sais pas si nos parcours sont communs jusqu'au bout. Il me semble que oui, il me reste donc 7 bornes à faire. Le ciel s’éclaircit mais on aura encore droit à une belle averse un peu plus loin. Auparavant, dans une longue descente, j'ai pris pas mal de risques à dépasser de nombreuses filles qui ne voulaient pas trop salir les pieds en passant sur les côtés. J'ai foncé droit devant, en plein milieu du chemin, pataugeant à cœur joie dans la boue. Désormais j'optimise les trajectoires, plus question de faire de détour pour éviter l'eau et la gadoue. Ca fait des heures que j'ai les pieds mouillés, je ne suis plus à ça près. Je me rends compte qu'en fait, dans cette boue, c'est là qu'on a les meilleurs appuis mais je redeviens très vigilant dès que des pierres réapparaissent.

Après avoir traversé une route, les bénévoles nous annoncent que c'est la dernière côte. J'espère qu'ils disent vrai et effectivement le bitume va ensuite faire son apparition pour une descente raide et sinueuse vers le lac de Gerardmer qui se découvre au dernier moment. De nombreux encouragements, mes amis Isabelle et Pascal sont là, bip bip c'est fini.
Je me retourne et qui vois-je arriver ? Francine ! Une petite photo, un petit nettoyage rapide aux robinets installés à proximité et un aller-retour vite fait au ravito pour profiter de... pas grand-chose car là aussi, les tables on été mises dans un coin sur le côté du palais des congrès alors qu'il y a des grandes salles et de grands espaces verts autour... Comme ça se bouscule et qu'il n'y a visiblement plus de gobelet on va se boire une bonne bière à l'appartement. Après une bonne douche nous retournerons à la salle pour le repas d'après course qui aurait été meilleur s'il avait été chaud. Ca manque aussi un peu d'ambiance… musicale. Après le Jura j'ai donc apprécié les beaux paysages que proposait cette course. Enfin course est un bien grand mot quand seulement 5 concurrents ont eu une vitesse supérieure à 10km/h sur 454 classés. Aucun pépin physique, de ce côté là c'est aussi une très grande satisfaction et je suis prêt à remettre ça l'année prochaine mais ou ??? Francine, satisfaite de ses bâtons, est bien contente d'être redescendue sur le 15 km. Pascal est plutôt content de sa prestation sur le 87 km en 14 heures de course et ce, malgré la perte de sa montre gps sur le parcours. Il est prêt à remettre ça ! Grand bravo champion !



Bravo et merci à l'organisation qui est assez arrangeante concernant les changements d'épreuves. Balisage parfait pour ce qui me concerne. Cependant, pour l'organisation des championnats de France l'année prochaine, je pense qu'il faudra améliorer quelques points : mettre des contrôles de dossards car en regardant la carte du parcours il est facile pour qui connaît le coin de faire quelques kilomètres en moins. Je pense souhaitable aussi d'améliorer les ravitaillements. Soit l'organisation mentionne dans le règlement qu'on doit avoir son propre gobelet soit l'organisation en achète en quantité suffisante et puis réserver ces espaces aux seuls coureurs ou alors trouver des espaces plus grands.
Je dis ça mais bon, pour ce qui me concerne, je n'ai mangé que trois gâteaux salés fraîchement déballés sinon je n'aurai rien pris.
Un grand merci aux bénévoles même si j'ai été un peu déçu de ne pas avoir de réponse à quelques-uns de mes remerciements et je ne vous parle même pas du manque d'amabilité du photographe, alors ses photos il peut se les garder.
Merci à Isa de s'être occupé de la location, de la comptabilité, pour les pâtisseries, ses encouragements et sa bonne humeur permanente.
Pas vu de déchet sur le parcours, merci et bravo à tous, finisher ou pas!

La semaine prochaine, direction la Transbaie !


Le classement du 55 km :

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lundi 16 mai 2016

5 et 6 mai 2016 - 24 heures de Brive en mode accompagnateur

24 heures de Brive la Gaillarde 2016


A l'occasion du championnat de France des 24 heures, organisé à Brive, j'ai accompagné mon ami Pascal qui avait pour but de dépasser les 210 km. Mais la chaleur a perturbé ses plans mais aussi ceux de pas mal d'autres coureurs.
J'an ai profité pour faire quelques clips que j'ai mis bout à bout pour vous faire découvrir ce qu'est un 24 heures de course à pied.
Voici les images.


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jeudi 24 mars 2016

Ecotrail de Paris, 9e édition, 50 km - le 19 mars 2016

EcoTrail de Paris 2016




Ce n'est qu'à la fin février que je me suis inscrit sur le 50 km de l'Ecotrail de Paris après avoir gagné un dossard grâce à Isostar que je remercie encore ici. L'occasion de faire une sortie longue en préparation de la No Finish Line Paris où je me suis inscrit à la compétition de 24 heures. Mais voilà, un mois avant j'ai participé au trail des villes royales et le parcours boueux de 50 kilomètres m'a un peu abîmé. Mon corps, surtout les adducteurs, n'ont pas aimé et n'aimeront jamais ce type de terrain très glissant. Si j'ajoute à cela une reprise trop rapide derrière avec une belle séance aux buttes Chaumont, la douleur, même si elle reste supportable, revient rapidement et courir dans ces conditions n'est pas un plaisir.

Je m'octroie donc une dizaine de jours de repos pour refaire un test à l'occasion du semi de Paris en mode touriste puisque je n'avais pas de dossard.
Malheureusement, sur la fin, la douleur est revenue. J'ai tout de suite pensé que la No Finish Line et l'éco-trail risquaient fort d'être compromis. Je décide donc de me reposer 15 jours supplémentaires, soit jusqu'au jour de la course ne perdant pas espoir de pouvoir la faire même en marchant. Le but étant d'accumuler des kilomètres pour l'épreuve qui se déroulera 3 semaines plus tard du côté du Champs de Mars et de la tour Eiffel.

Je récupère mon dossard à l'arrache le vendredi en tout début d'après-midi. Je ne souhaite pas laisser mes amis trop longtemps dans un parking du parc des expositions de la porte de Versailles après un voyage démarré 7 heures plus tôt des Menuires en Savoie. Je n'étais pas en vacances. Je suis juste allé rechercher mes amis coincés à la montagne suite à la grave chute de la seule conductrice, dame Isabelle.
Samedi de course. La météo a bien changé depuis la veille. Il fais gris et même très frais quand je mets le nez dehors pour rejoindre la gare RER Saint-Michel Notre Dame en compagnie de l'ami Pascal. Il souhaite m'accompagner. Ce sera pour lui une sortie longue de préparation au championnat de France des 24 heures. Bien qu'ayant coché l'option "transport en commun au départ de Paris" je n'ai pas trouvé le ticket dans mon enveloppe et suis donc obligé de passer par la case caisse.
Peu de monde sur le quai. Il est vrai que nous sommes en avance. C'est là que Pascal rencontre une camarade de club, Zou. Après le 30 km en 2016, elle se lance sur le 50 km, distance qu'elle découvrira pour la première fois.
Après le train et le bus nous nous retrouvons sur la zone de départ où il ne fait vraiment pas chaud. J'avais prévu manches courtes, je décide de garder ma veste pour courir. Nous profitons un peu du buffet, boissons chaudes, gâteaux . Nous retrouvons enfin Ella, puis Marc. Quelques photos pour immortaliser l'instant, il est l'heure du briefing, il faut se rapprocher le l'arche. Il est temps de se souhaiter bonne course !














Le départ se fera par vagues, Zou et moi partirons dans la troisième, une vingtaine de minutes environ après les élites.
Contrairement au trail des villes royales je pars nettement plus cool. Un petit tour du domaine de Versailles et nous le quittons pour rejoindre la forêt sans aucun piétinement contrairement à ma première participation. Après avoir papoté un peu avec Zou à l'arrière du peloton, Pascal revient à mes côtés pour ne plus me quitter.
De mon côté tout va bien. L'absence de pluie pendant toute la semaine a rendu notre terrain de jeu hyper roulant. Dès le 8e kilomètre les premières bosses apparaissent et pour m'économiser je les marche. Je bois régulièrement et commence à avoir faim, j'avale donc une barre de céréales.
Jusqu'au 14e kilomètre environ tout se passait plutôt bien, pas de douleur mais au fond de moi je sais que c'était sur le point de réapparaître et ce fut effectivement le cas suite à un grand eccart pour franchir une petite (la seule) zone marécageuse du tracé. Pour l'instant c'est une toute petite et légère douleur.
Dans la grimpette du 23e kilomètre je vais dépasser une concurrente qui me rappelle une personne du forum passioncourseapied.fr. Au sommet, j'en parle à mon pote qui me confirme que c'est bien elle. Je m'arrête une seconde fois pour soulager un besoin naturel. Le biloute en profite pour papoter avec elle, nous ferons quelques hectomètres ensemble.
Le ravitaillement du 28e kilomètre (Chaville) se rapproche à grands pas. On sait qu'après cette étape, si le parcours n'a pas été modifié, il ne restera plus que trois difficultés et le tour sera joué.
Je ressors de la zone de ravitaillement avec les bouteilles pleines et quelques gâteaux salés. Les jambes tournent bien mais les douleurs dans le bas ventre se font de plus en plus violentes surtout quand je dois relancer après un arrêt ou après avoir marché dans une côte. Et les arrêts vont être nombreux car nous devons respecter les feus des passages piétons où de gentils bénévoles font très bien leur travail. Et pendant ce temps là, mon pote n'arrête pas de me prendre en photo, du moins tant qu'il a de la batterie…

La forêt de Fausses Reposes et ses messages d'encouragement aux Kikourous passés, le domaine de Saint-Cloud approche. Pour l'avoir traversé à deux reprises, c'est pour moi une partie monotone qui ne me plait guère, pourtant le domaine est magnifique, peut-être la fatigue de la course ?
Nous arrivons à un endroit du parc que nous ne reconnaissons pas, nous ne savons pas où nous sommes. Le parcours a été modifié et nous réserve des surprises car nous ne sommes jamais descendu aussi bas et ce qui se descend se remonte, c'est bien ce qui nous attend. Le ravitaillement se trouve au même endroit, c'est le chemin pour y arriver qui a changé pour nous en faire baver un peu plus. Dans la petite bosse qui nous amène aux tables, on dépasse un coureur de l'AS Nandy puis j'arrive au ravitaillement après 4h43 d'effort. Pas le temps d'apprécier la magnifique vue de la capitale et de la tour Eiffel, on est pas là pour faire du tourisme. Les bouteilles pleines d'Isostar nous repartons aussi sec.
La descente sera difficile pour moi. Il nous reste une bonne dizaine de kilomètres et dès la sortie du domaine de Saint-Cloud, le pont de Sèvres passé, on se rend compte que des travaux vont certainement modifier le parcours. Mais on ne s'attendait pas à se retrouver au bon milieu de la côte des Gardes de Meudon, célèbre difficulté de la course Paris-Versailles qui se déroule chaque année vers la mi-septembre.

Les jambes commencent à souffrir, ce qui est normal vu le manque d’entraînement mais je n'aurai jamais pensé aller aussi loin dans cet état. Par contre mes abdos m’empêchent d’apprécier le moment présent.
Et voilà qu'une nouvelle envie de me soulager se présente. Ce n'est pas dans le parc de L'Ile Saint Germain, trop fréquentée, que je vais trouver l'endroit idéal pour m'arrêter.
Juste après le périphérique, nous serons sur un de nos terrains d’entraînement. Nous passons devant le parc André Citroën, nous connaissons par cœur ces quais de Seine.
On grimpe sur le pont de Grenelle. Encore un photographe puis un second juste avant de descendre sur l'Ile aux Cygnes et son allée du même nom. En plein milieu Thierry nous encourage. Il n'y a plus qu'une vingtaine de marches à gravir, traverser le pont de Bir-Hakeim et l'arrivée se présente. Pascal file pour immortaliser l'instant.


La ligne est franchie en moins de 6 heures. Mieux qu'il y a quatre ans et aussi-bien qu'il y a un mois mais sur un terrain beaucoup plus favorable qu'à Rambouillet. Compte tenu de mon état, de mon manque d’entraînement, je ne peux être que satisfait et je remercie grandement mon ami de m'avoir suivi et encouragé tout au long de cette course.
Je file récupérer mon sac, nous nous changeons puis nous allons assister à l'arrivée des premiers du 80 km. Une arrivée un peu bizarre car la sono est interdite à cause de la présence dans le coin du président de la République. Sans animation, le public n'est pas trop au courant de ce qui se passe et c'est donc une arrivée un peu dans l'intimité pour les fusées parties de Saint Quentin en Yvelines quelques heures auparavant, ce qui est bien dommage.
C'est qu'il ne fait pas très chaud sous la dame de fer ! On ne vas donc pas s'éterniser pour rentrer au chaud prendre une bonne douche.
En voilà encore une de faite mais pas de 10 km du Neuf le lendemain (épreuve qui devait se dérouler le 15 novembre, reportée à cause des attentats). Lundi direction le médecin pour savoir précisément ce que j'ai et soigner les bobos. Verdict : pubalgie, 15 jours de traitement et 3 semaines de repos.
Un grand bravo à tous les participants, à toutes celles et ceux qui sont allés au bout et en particulier Zou qui s'est surpassée pour faire mieux que prévu, chapeau ! L'année prochaine le 80 lui tend les bras.
Et comme toujours grand grand merci aux bénévoles et merci à Pascal de m'avoir accompagné, de m'avoir photographié et d'avoir ramassé une belle quantité de déchets. Il y a encore et toujours trop de gros porcs parmi nous, c'est... y'a pas de mots. On les reconnaîtra la jour où des courses ne seront plus organisées pour cause de protection des sites, se seront certainement les premiers à râler...





Hubert Leclercq
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samedi 27 février 2016

Trail des villes royales, 51 km - 1ère édition du 21/02/2016

Trail des villes royales



Aussitôt annoncée, aussitôt inscrit !

Je n'ai pas hésité une seconde à débourser 47 euros début novembre pour faire partie de cette nouvelle aventure entre deux villes historiques des Yvelines, Versailles et Rambouillet. 

La distance annoncée de 51,9 km (51 sur l'affiche avec D+: 649 m, D-: 611m) peut se faire seul ou en relais à 3 (21, 19 et 11 km).
Une belle balade dans le parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse, les vaux de Cernay, la foret de Rambouillet…

Avec un parcours type éco-trail de Paris dont nous emprunterons d'ailleurs quelques sentiers, cette première longue course de l'année en Ile de France est bien placée pour se préparer aux 80 km qui emmèneront les coureurs au 1er étage de la tour Eiffel le 20 mars prochain.



Désireux de rentrer au plus vite à la maison après la course, il me faut laisser la voiture à Rambouillet, pendre le train pour rejoindre Versailles mais compte tenu des horaires du retrait des dossards et des trains, je vais devoir me lever très très tôt. En fait je n'ai pas beaucoup dormi et ce n'est pas le stress de l'épreuve qui en est la cause. 
Entre les folies d'un chat, les aboiements des chiens, les filles rentrées à pas d'heure je me retrouve devant mon petit déjeuner à 5 heures du matin sans avoir eu besoin du réveil. Il est 5h40 quand Pascal et moi prenons la route, nous laissons un Paris bien calme derrière nous.
Nous trouvons tant bien que mal la gare de Rambouillet. Nous achetons nos billets et rejoignons le quai. C'est qu'il y a du monde. Je ne pense pas que la gare de Rambouillet voit passer autant de personnes un dimanche matin de si bonne heure. 22 minutes plus tard nous voilà à Versailles et nous allons suivre le troupeau qui se rend au départ. Le chemin devait être fléché, je n'ai rien vu, je dois dire qu'on a suivi comme des moutons sans se poser de question et après un kilomètre et demi de marche nous voilà accueilli par sa majesté Ella, mobile en main déjà flashé et posté sur facebook.
Le village est minimaliste mais le principal y est, l'ambiance est sympa. Avec l’enveloppe du dossard on nous remet une micro-polaire, ça change du t-shirt, bonne idée. 
Je me mets vite fait en tenue, dépose mon sac au camion puis je file aux toilettes (toilettes sèches écolo bien sûr !). Je me rends compte que j'ai oublié de retirer mes lunettes, cela aura son importance un peu plus tard.



Avant le départ, on croise des têtes connues. On papote avec Marc, Totorunning, puis je fais enfin la connaissance de Marino. Pascal aura l'occasion de discuter avec un grand monsieur de l'ultra, Ludovic Dilmi.



Après le briefing, le départ des joëlettes de l'association dunes d'espoir est donné et juste avant de partir Olivier dont j'avais complètement oublié la participation arrive à me retrouver dans la foule pour me saluer, nous nous souhaitons bonne course et c'est parti !


Pour moi la course va se dérouler en 3 phases. Jusqu'au premier ravitaillement ça va plutôt bien même si entre le 8e et 13 km, à découvert et avec un vent de face de temps en temps, le chemin très glissant me fait dépenser beaucoup d'énergie. Un chemin qui par temps sec doit être une autoroute...

Je me rends compte rapidement que mes lunettes vont bien me gêner tout au long de l'épreuve. En effet, à cause des verres progressifs, pour voir où je mets les pieds dans les descentes, baisser les yeux me fait tourner la tête comme si j'étais bourré. Je dois bien baisser la tête pour voir où je vais poser les pieds, c'est très pénible et ça me fait perdre un temps fou. Je ne suis pas un grand descendeur mais là je suis un escargot qui, pour ne pas déranger les autres, dès qu'il entend du bruit derrière lui s'écarte pour laisser passer. Je vais arriver au premier ravitaillement dans un état de forme fortement dégradé.


Les bouteilles remplies à Chevreuse on ne s'éternise pas, mais à partir de là je vais m'économiser. Des cotes que je pourrais trottiner, je les marche. Je sais que pour rallier l'arrivée ça va être dur, très dur, d'autant que mes orteils des deux pieds commencent à crier au secours. Je suis bon pour un retour chez le podologue pour de nouvelles semelles. Mes pieds vont me faire souffrir jusqu'à l'arrivée surtout sur les cailloux.
Je bois de plus en plus si bien que je vais être "short pétrole" jusqu'au second et dernier ravitaillement.




Après ce dernier ravitaillement où j'ai pris le temps de grignoter un peu et fait le plein de mes 2 bouteilles, c'est une longue côte qui nous attend.

Il m'est impossible de suivre mon pote Pascal qui est en super forme, il grimpe tout en courant et m'attend en haut, trop fort le gars !

Je passe le marathon en 5 h 01 précises ! Je vais terminer en alternant course et marche, ou plutôt marche rapide et marche. Cette dernière partie est plus monotone : de plus longues lignes droites, un peu plus de bitume aussi et une arrivée attendue au 51e qui sera deux kilomètres plus loin. 

A l'arrivée j'aurai droit à une interview d'Harry mais je n'ai qu'une idée en tête, grignoter un morceau vite fait (il paraît qu'il y avait un sandwich finisher mais je ne l'ai pas vu et on ne me l'a pas proposé), récupérer mon sac et retrouver la voiture à un bon kilomètre de là pour me changer et rentrer à la maison.
Bref, une très belle course qui a un bel avenir devant elle après correction des petits soucis rencontrés par les coureurs derrière moi. Des bénévoles parfaits, comme d'habitude. Un balisage très bien fait, comme le dit Marc, à refaire avec un terrain sec et sous un beau soleil même si ce dimanche nous avons quand même eu la chance de courir avec une température plutôt agréable et sans pluie.


La vidéo (lien ci-dessous) et le résumé des LapinsRunners permet de bien se rendre compte du terrain que nous avons foulé.



Pour ce qui me concerne, un 10 km fait à fond 15 jours plus tôt, le manque de sorties longues, un départ beaucoup trop rapide, un manque de sommeil, mes soucis de vue et de pieds auront eu raison de moi. 
Ceci dit, même si j'en ai bavé, j'ai passé quand même un agréable moment et c'est bien là le plus important. 
Un grand grand merci aux gentils bénévoles et merci à l'organisation qui devra corriger quelques détails pour que ce soit parfait !
Grand merci à Pascal de m'avoir accompagné.

La trace de mon GPS !

Mes photos :


La Vidéo des Lapins Runners :


Un reportage :






Hubert Leclercq
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lundi 8 février 2016

Foulées de Vincennes, 14e édition du 07/02/2016, 10km route.

Les foulées de Vincennes 2016





Après une édition 2015 en mode accompagnateur, je m'y suis inscrit cette année dans le but de savoir où j'en suis. Depuis deux ans, mes chronos sur la distance évoluent favorablement mais après un record personnel sur 100 km en octobre dernier pourrai-je encore faire mieux ?

Je me présente sur la ligne de départ sans trop me prendre la tête. Après avoir réalisé le mois de janvier le plus important depuis 9 ans en terme de kilomètres, la forme est peut-être là mais la tête n'y est pas. Même pas envie d'y aller, envie de me recoucher surtout en voyant de nouveau cette grisaille par la fenêtre et puis un sursaut, j'enfile ma nouvelle tenue Ceramiq, prends mon pass running, ma carte d'identité, mon téléphone, un change, 2 tickets de métro et c'est parti.


En arrivant sur place je constate que j'ai oublié ma montre, je n'aurai aucun repère pendant la course, c'est peut-être mieux ainsi.
La course élite est partie depuis une bonne dizaine de minutes, je peux voir la tête de course boucler son premier tour puis je file chercher mon dossard. Là, petite frayeur. La dame va mettre pas mal de temps à trouver mon petit bout de papier sur lequel est inscrit 3583 et mon prénom. Passage au T-shirt, ça râle un peu, certaines tailles ne sont plus disponibles, pour moi c'est bon !


En partant vers la ligne d'arrivée pour assister au finish élite je croise Francine accompagnée de son amie Isabelle puis nous croisons Céline et ses enfants. Le départ est dans une heure. Je me trouve un banc pour me mettre en tenue. C'est qu'il ne fait pas chaud et comme j'ai trop attendu, il y a foule à la consigne, entre ceux qui veulent déposer leurs affaires et ceux qui viennent de terminer et qui veulent récupérer leur sac c'est un bordel sans nom.


Pendant ce temps, Francine et son amie sont partie s'échauffer. Je tente de les retrouver en vain et dans leur zone de départ il y a déjà énormément de monde,. Je décide alors de me rabattre sur la zone qui correspond à mon numéro dossard. Il me faudra attendre que tous les enfants aient terminé leur course pour me positionner pas trop loin de l'arche de départ et pas trop près non plus pour éviter d'être bousculé par des fous furieux du chrono. 

Le départ va être donné et je n'aurai pas eu la chance de voir Jean-Pierre ni l'ami Pascal qui doit passer après son entraînement au club.

Voilà que les nuages laissent place à un beau rayon de soleil qui lance la compétition.



Je franchis les tapis une vingtaine de seconde après le coup de feu. Si je n'ai pas osé me mettre devant, d'autres l'ont fait et il me faut slalomer pour progresser.
Je ne fais absolument pas attention aux allures des autres coureurs, le départ est commun entre le 10 km et le 5 km, je ne sais pas qui fait quoi alors je me concentre sur MA course car sans montre et donc sans repère de vitesse je ne dois pas m'emballer pour être à la ramasse à la fin. 

Je n'ai pas vu la marque du premier kilomètre. Quand je vois la pancarte du second kilomètre posée sur le sol, tout va bien, le peloton est moins dense et je peux évoluer sans faire de grands écarts. Juste avant de boucler le premier tour l'ami Pascal m'encourage tout en prenant des photos avec son téléphone. Je zappe le ravitaillement pour rester sur le même tempo. Tout va pour le mieux même si je sais que généralement vers le 6e, 7e kilomètre je flanche un peu et justement j'y arrive. Ils sont quelques-uns à me dépasser pourtant je n'ai pas l'impression d'avoir craqué par contre je suis dans l'incapacité d’accélérer. Dans ces conditions, sans savoir où j'en suis côté chrono, je me dis que je peux souffler un peu pour tenter de faire les deux derniers kilomètres à bloc.

Juste après le 7e kilomètre on se retrouve sur une très longue ligne droite au revêtement parfait et je tente de garder une distance raisonnable avec un petit groupe qui vient de me dépasser. Pour avoir vu le panneau du 8e posé après une intersection, je sais à peu près quand je vais devoir essayer d'accélérer un peu et c'est ce que je fais. J'y arrive jusqu'à 600m de l'arrivée où une relance aura eu raison de moi. Cependant je m'accroche, je résiste. Le dernier virage est en vue. Pascal m'encourage encore, j'entends son téléphone crépiter.

Une fois viré à droite l'arche est là, je donne tout ce que peux et j'aperçois un chrono autour des 44'50 (chrono officiel 44'59, réel 44'43), j'en crois pas mes yeux ! 
Je n'étais pas passé sous les 45 minutes depuis 2009, j'égale mon second meilleur temps sur 10 bornes, je suis sur une autre planète. Je retrouve Pascal avec qui je vais rentrer en métro. Il m'annonce n'avoir pu courir que 8 km à cause d'une douleur au pied, une bien mauvaise nouvelle, j'espère n'est pas trop grave et je lui souhaite de se rétablir vite, nous avons de belles échéances qui nous attendent.

Voilà une belle manifestation qui se termine et je ne regrette pas d'y être allé. Accrocher un dossard, l'ambiance d'avant et d'après course, revoir des têtes connues, des amis, l'odeur de pommade chauffante, de camphre, y'a pas à dire, ça fait du bien au moral. Merci aux organisateurs qui pourraient mettre les repères kilométriques en hauteur pour qu'ils soient visibles de tout le monde ce qui permettrait aux étourdis de savoir où ils en sont notamment pour les coureurs qui oublient leur montre et ceux du 5 km qui ont commencé une seconde boucle. 

A part ça rien à dire et peut-être à l'année prochaine.

Merci aux gentils bénévoles et au public nombreux qui nous a bien encouragé.
Rendez-vous dans 15 jours pour un trail de 51 km du côté de Versailles et Rambouillet.



Pas de trace GPS, juste quelques photos :



Vidéo de l'arrivée

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mercredi 3 février 2016

Marseille-Cassis - 37e édition le 25 octobre 2015

Marseille Cassis 2015


Il me faut d'abord remercier le Conseil Général des Bouches-du-Rhône qui m'a offert l'inscription suite à un tirage au sort sur Facebook.

Arrivé la veille de la course, je récupère les clés de l'appartement réservé sur airbnb puis je file retirer mon dossard au parc des expositions, juste à côté du stade Vélodrome. Je profite de l'après-midi pour revenir sur le vieux port par la plage du Prado, la corniche, tout ça à pied sous un beau soleil. Bilan, pas mal de kilomètres dans les jambes et une ampoule sous le pied gauche.

La nuit a été courte. L'appartement, très bien situé sur la Cannebière, proche du Vieux-port est dans un quartier très vivant et donc très bruyant. Heureusement, avec le changement d'heure j'ai une heure de plus pour me reposer...

Toujours à pied, je me dirige vers le stade vélodrome, passage obligé pour tous les coureurs. J'en profite pour faire un tour aux toilettes, une photo souvenir au bord de la pelouse puis je dépose mon sac au camion consigne, système identique à l'Eco-Trail de Paris.
J'ai quasiment deux heures d'attente dans le sas. Heureusement il fait bon, l'enseigne d'une pharmacie affiche 15 degrés mais le ciel est voilé et surtout il n'y a pas de vent. Des conditions idéales rarement réunies ensemble d'après ce que j'entends autour de moi.
Je suis plutôt bien placé dans le peloton et à 9h30 précises le coup de pétard lâche les quelques 15 000 coureurs.
Cette année, en raison de travaux, le parcours fera 19,6 km et ça commence par une très longue ligne droite, quelques ronds-points et une petite bosse à gravir, rien de bien méchant. 

Quelques spectateurs nous encouragent et il faut en profiter car après le premier ravitaillement, vers le 5e km, nous allons sortir de la ville et les choses sérieuses commencent. Le col de la Gineste et ses 6 bornes de grimpette est déjà là. 
Pour moi tout va bien. Je m'arrête pour prendre des photos et j'arrive à repartir sans problème malgré la pente. Ce qui me gène le plus c'est le fort dévers de la chaussée que mes pieds comme mon corps n'aiment pas du tout.





Au sommet du col, il reste environ 11 km. Au second ravitaillement je vais prendre une bouteille d'eau et on amorce la descente. Contrairement aux courses printanières où bon nombre de coureurs manque de préparation à cause du froid de l'hiver, le coureur Marseillais ayant bien couru tout l'été est bien préparé pour cette grande classique de fin d'année.
Au semi de Paris, dès le 5e km sur un parcours plat, il n'est pas rare de voir pas mal de personnes marcher. Ici ça galope faut dire qu'en descente c'est aussi un peu plus facile.

Cassis se présente, en voulant doubler je me suis écarté sur les bas-côtés et j'ai failli aller au tapis à cause des trous, je me rabats alors sur la chaussée pour ne plus la quitter. Beaucoup de monde dans Cassis et ça fait du bien au moral. 
Une petite bosse puis une seconde et apparaît le panneau annonçant qu'il nous reste 2 bornes. Pas mal de concurrents lèvent les bras pensant avoir fait le plus dur mais une dernière bosse nous attend juste avant la descente sur le port bondé de spectateurs, quelle ambiance !

La ligne franchie, le chrono n'a que peu d'importance, j'en ai pris plein les yeux, je savoure.

Je profite du ravitaillement, file récupérer mes affaires pour me changer puis je me dirige vers les navettes pour le retour. 
C'est qu'elles sont loin et c'est bien le bordel pour monter dans les bus. De ce côté là, l'organisation doit revoir sa copie, pour le reste, rien à dire, c'était parfait.

De retour sur Marseille vers 15h45, direction le vieux port, le fort St Jean et le Mucem tout ça toujours à pied. J'irai voir Notre Dame de la Garde avant de reprendre le train le lendemain.
Un week-end bien chargé qui se termine.
Merci aux organisateurs, aux bénévoles, à toutes les personnes qui m'ont encouragé.

Trace de mon GPS :



Mes 4 albums photos :









Un résumé vidéo :







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jeudi 15 octobre 2015

100 km d'Amiens - le 10-10-2015

100 km d’Amiens



Quand cette manifestation a refait surface en 2012 après 17 ans d’interruption j’ai toujours eu en tête d’aller courir sur mes terres. Amiens est une ville que je connais bien puisqu’elle est la préfecture de mon département de naissance mais aussi parce que j’y ai vécu deux ans et pour y être revenu faire mon service militaire en 1987. Malheureusement les aléas de la vie m’ont obligé à repousser chaque année jusqu’à cette année 2015 où rien ne m’aurait empêché d’y aller. 

De retour sur la distance après les 100 km de Millau 2013, mon seul et unique objectif est de terminer cette course sans objectif chronométrique, juste se faire plaisir et finir sans bobo.
J’embarque avec moi l’ami Pascal qui souhaite faire une performance sur ce parcours annoncé très roulant et ça tombe bien car n’ayant plus de voiture c’est sa compagne Isabelle qui va nous prêter la sienne pour cette virée Picarde.
Aussitôt arrivés sur place vendredi après-midi, sous un magnifique soleil, nous allons retirer nos dossards au gymnase de la Hotoie. L’accueil est chaleureux, les bénévoles sont déjà au top. Nous nous renseignons pour nos ravitaillements personnels. Comme nous n’avons pas d'accompagnateur et qu’en vue de l’organisation des championnats de France de la discipline l’année prochaine, l’organisation a prévu 5 points sur le parcours, en gros un ravitaillement sur deux, où il est possible de déposer nos bouteilles. Comme on passe 2 fois sur ces points de ravitaillement, nous avons donc préparé 10 petites bouteilles avec nos numéros dessus conformément au règlement de l’épreuve. Le bénévole nous demande de les déposer dans une espèce de seau  nus assurant qu’elles seront bien réparties sur les 5 tables. La façon dont s’est passée cette étape me laisse un peu perplexe, d’ailleurs l’ami Pascal me dit en rigolant, "on va retrouver nos 10 bouteilles au premier ravito" , on verra demain…


Le dossard et le maillot souvenir (pas terrible) en main, direction le centre-ville pour une balade en attendant que notre hébergeur d’une nuit trouvé sur rbnb nous accueille. Mais c’était sans compter sur la présence de Joseph qui est venu chercher ses enfants à la sortie des écoles.
On le rencontre vite fait et on se donne rendez-vous le lendemain car il sera sur le marathon, qu’il n’a malheureusement pas pu préparer comme il aurait voulu. Il nous assure qu'il nous attendra sur la ligne d'arrivée, il est trop sympa ce Joseph !
La voiture garée à deux pas du logement nous prenons la direction du centre-ville puis du quartier Saint-Leu à pieds profitant de cette météo exceptionnelle.
Vers 20 heures, les clés en poche, direction un restaurant un peu atypique que j’ai connu il y a près de 25 ans et qui existe encore. Nus ne prendrons pas les spécialités américaines du menu. Ce sera une belle assiette de pâtes et, pour ce qui me concerne, un petit dessert histoire d’aller au lit le ventre bien plein. C’est qu’il faut accumuler de l’énergie pour l’énorme effort qui nous attend le lendemain.

Jour J


5H00, même pas besoin du réveil pour me lever. N'ayant pas bien dormi essentiellement à cause de la literie, je suis réveillé bien avant que ça sonne. La maison est assez calme malgré la présence de nombreux étudiants. C'est le parquet qui s'est fait entendre très tard dans la soirée. Je prends un bon petit-déjeuner avant de m’habiller. Les affaires ont été préparées la veille, ça va aller vite même si je suis toujours à la recherche de quelque chose, le stress peut-être…
5h55 nous quittons la maison. Le ciel est bien étoilé ce qui nous laisse imaginer que la journée va être belle.Quelques minutes après nous arrivons au gymnase. Il n’y a pas encore grand monde. Les personnes présentes se préparent tranquillement, c’est quand même très calme.Les coureurs arrivent petit à petit avec pour la plupart un accompagnateur qui prépare le vélo à l’extérieur.
Le sac déposé à la consigne l’ami Pascal retrouve des connaissances avec qui il discute et pour moi direction les toilettes avant de rejoindre la ligne de départ. Quand nous sortons du gymnase je trouve que ça s’est rafraîchi un peu. La brume qui recouvre le parc de la Hotoie y est peut-être pour quelque chose. On aperçoit toujours les étoiles, c’est tout bon, j’ai hâte de rentrer dans le vif du sujet.

Il fait encore nuit quand le départ est donné. Il est 7h00, nous nous souhaitons bonne course, l'aventure commence.
Un petit tour dans le parc de la Hotoie dans lequel on passe le premier kilomètre. Un chronométreur égraine le temps qui passe. 6’11 pour moi, c’est plus rapide que les 6’18 prévues mais pas d’affolement, c'est quand même beaucoup plus prudent qu'à l'ecotrail. Tout va bien, je me dis que je vais y venir progressivement.
Le peloton qui s’étire n’empêche pas certains de discuter. On parle objectif, on parle des courses faites ou à faire, on passe le temps comme on peut. Pas de papotage de mon côté, j’essaie de me concentrer pour avoir la foulée la plus économique possible. Après le premier ravitaillement où j’ai pris un gobelet d’eau vite fait, il me faut trouver un endroit pour une première pause technique, ce sera fait après le 7e km.
Avec le jour qui se lève quelques riverains ouvrent leurs fenêtres, promènent leur chien et nous encouragent. Une brume recouvre tout l'hippodrome d’Amiens et je ressens cette humidité qui gène un peu ma respiration. Je pense qu'avec le soleil qui semble vouloir se montrer l’atmosphère devrait se réchauffer et faire disparaître ce petit brouillard.
Retour à la Hotoie où le chrono positionné au 10e kilomètre affiche 1h32. Un bref coup d’œil à ma montre pour constater que mon allure, au lieu de baisser, a légèrement évolué pour passer à 6’03. Je comptais pas être si rapide mais bon, pour l’instant ça va alors je me dis que je vais continuer ainsi. J'espère tenir jusqu’au 60e comme en Sologne puis je terminerai comme je peux si possible en 11h20-11h40.
La Hotoie c’est aussi là que les accompagnateurs vélos attendent leur poulain. Pour moi et l’ami Pascal ce sera une course en solitaire sans accompagnateur puisque personne n’a eu le courage de venir se frotter à la distance. Alors qu'un coureur est encouragé par ses petits-enfants, pour une accompagnatrice l’aventure commence mal, le panier mal fixé au cycle et son contenue se retrouve au sol. Elle doit alors s’activer à tout remettre en place. 

Nous quittons Amiens par les bords de la Somme. C’est un endroit que j’ai bien fréquenté pendant mon service militaire mais qui a bien changé.
Au 3e ravitaillement (premier ravitaillement personnel) je trouve bien une de mes bouteilles d’Isostar. Je me dis qu’ils ont mis le seconde de côté pour le retour, mais non. Le plan ne sera pas sans accroc.
Nous quittons les bords de la rivière pour la seconde boucle du parcours entre Argoeuves, Saint-Sauveur, La Chaussée Tirancourt, Picquigny..
Deux choses vont me tracasser. De légers troubles intestinaux mais cela ne m'inquiète pas encore trop car j’ai repéré quelques champs de maïs où je pourrai aller me soulager. La seconde c’est de courir avec ma bouteille à la main et le bruit du liquide qui m’énerve. Heureusement, je suis parti avec une ceinture avec 2 pochettes dans lesquelles j’ai réparti des barres énergétiques, mon appareil photo, mon téléphone (qui contient ma musique) et des mouchoirs en papier. J’arrive à caser le tout dans une pochette ce qui libère la seconde pour accueillir ma petite bouteille, ça rentre pile poil, nickel !
Aux tables de Saint-Sauveur j’avale vite fait quelques gâteaux salés et un peu d’eau. Après une petite côte j’arrive au ravitaillement de la Chaussée Tirancourt 1. Une bouteille devrait m’attendre là mais rien. Le bénévole sont désolés, ne comprennent pas, tant pis, on va faire sans mais cela m'énerve un peu quand même. Mon plan ravitaillement personnel est complètement bouleversé. Je me demande où sont passées mes bouteilles. J’ai pourtant bien respecté ce qui était écrit dans le règlement, j’aurai dû ajouter une étiquette précisant le nom du point de ravitaillement.

Au 25e km un officiel annonce les temps de passage, ce qui permet aussi de contrôler que tout le monde est bien passé par là. Il m’annonce 2h32, toujours dans une moyenne de 6’02-6’03, tout baigne. Je crois que je ne l’ai pas remercié perturbé par mon histoire de bouteille. Je m’en excuse vivement.
Une dame en vélo arrive à ma hauteur et me demande si tout se passe bien. Je lui explique mes soucis de bouteilles. Elle me propose son aide. C’est gentil, je la remercie, mais elle a un coureur à s’occuper, je me débrouillerai seul comme un grand. Avant de bifurquer sur une départementale bien fréquentée je vais faire une seconde pause pipi. Je me retrouve ensuite avec un léger vent de face qui n’est pas très agréable et comme les nuages gris ont décidé d’être de la partie, je suis bien content d’avoir mis des manchettes que je vais garder jusqu’à la fin.

Beaucoup de monde au ravitaillement de la Chaussée Tirancourt 2 et surprise, 2 bouteilles étiquetées 48 m’attendent, une d’isostar et une de Nutraperf. Je jette la première qui est vide et j’en embarque une pleine. Je repars sous de nombreux encouragements.
A Picquigny on vire à gauche pour retrouver la tranquillité des bords de Somme. Quelques pêcheurs nous regardent passer s’intéressant plus à ce que nous n'abîmions pas leur matériel qu'à nous applaudir. Je leur demande si ça mord, les réponses sont négatives.
Au ravitaillement d’Ailly sur Somme, contrairement à ce qui était prévu pas de bouteille 48. Pas grave, j’en ai une quasiment pleine sur moi. Après le 38e km, du côté de Drueil-les-Amiens nous reprenons cette seconde boucle en direction d’Argoeuves.
Second passage au ravitaillement de Saint-Sauveur. Beaucoup de monde et d’encouragements, ça fait plaisir. C’est une zone de passage de témoin pour ceux qui font la course en relais. Le premier concurrent vient d’ailleurs de me dépasser. Aux tables, une dame m’interpelle pour me signaler que j’ai oublié ma bouteille au premier passage. Je suis surpris, ce n’était pas prévu d’en trouver une là. Je vide rapidement celle que j’avais en stock pour emporter celle-ci.

Je passe le marathon en 4h14 soit 2 minutes de plus qu’en Sologne en 2009.  La chaussée Tirancourt 1, là aussi un bénévole m’informe qu’une bouteille m’attend. Encore plus surpris car au premier passage on m’a dit qu’il n’y avait rien pour moi. Du coup, j’ai une bouteille dans la pochette, une dans la main et bientôt une troisième car j’en ai une qui m’attend au ravitaillement suivant. Moi qui pensais que mes vitamines étaient perdues je suis un peu rassuré.
Par contre, pour finir l’épreuve il me faudra faire sans boisson énergétique sur les 3 derniers ravitaillements, il me faut être prévoyant. En tous les cas, pour les championnats de France l’année prochaine l’organisation va devoir s’améliorer sérieusement sur ce point, peut-être en s’inspirant de ce qui se fait ailleurs.

A part ça, je vais bien, tout va bien, pourvu que ça dure mais il me faut encore faire une pause pipi (au même endroit que la précédente).
De nouveau à Picquigny cette fois on tourne à droite pour un aller-retour vers Long qui se trouve à environ 17 km. A partir de là, le parcours, même s’il est agréable au bord de l’eau, devient monotone. Je me sens un peu seul malgré la présence de quelques canards sur la Somme. A mon allure, qui reste stable à 6’03, je reviens sans forcer, tranquillement sur quelques coureurs avec qui je papote un peu avant de les laisser.
Il y en aura deux qui n’apprécient pas de se faire doubler et me repassent. Je ne rentre pas dans leur jeu, ils s’épuiseront d’ailleurs avant moi. J’encourage aussi tous les relayeurs qui me doublent. Ils auront tous des mots gentils en retour, ça fait plaisir, merci !
Quelques troubles intestinaux se manifestent à nouveau. Là s’est compliqué, entre la Somme à gauche et un petit ruisseau à droite difficile de trouver un coin tranquille. D’ailleurs, un peu plus loin une dame n’aura d’autre choix que de se soulager sur le côté à la vue de tout le monde. De ce côté-là aussi les organisateurs pourraient faire un effort en installant des toilettes sur quelques ravitaillements.

A ma grande surprise aucun signe de faiblesse, les jambes tournent bien. Je double un concurrent qui n’aura pas de soucis de boisson. Il est équipé d’un camelbak, d’une ceinture porte-bidon et le panier du vélo qui le suit semble bien garni. Je vais croiser le leader de l’épreuve. La couleur de son maillot et le mot Irlande floqué dessus ne laissent aucun doute sur l’origine de ce monsieur Je l’encourage, j’aurais droit à un sourire en retour. C’est qu’il a une avance considérable, pour moi il a course gagné, je ne me suis pas trompé.
Le ravitaillement d’Hangest-sur-Somme est aussi une zone de passage de relais ce qui fait qu’il y a beaucoup de monde. Les encouragements sont nombreux, ça fait du bien au moral cependant il me tarde d’arriver au demi-tour.

La première féminine, l’italienne Francesca Canepa semble être au taquet, le casque fixé sur les oreilles. J’apprendrai qu’elle a amélioré son record personnel et même battu le record de l’épreuve amiénoise, elle repart avec 650 euros en poche. Bravo à cette grande championne.
Et pendant ce temps-là je suis toujours surpris d’aller bien, j’en profite et j’encourage toutes les personnes que je croise, je me sens moins seul mais je suis inquiet de ne pas encore avoir vu mon pote ce sera chose faite un peu plus loin peu avant le ravitaillement du 65e km. Je l’encourage vivement. Il me répond qu’il a froid, mais je suis confiant, il a l’air bien parti pour faire une belle performance.
Après le ravitaillement du 65e km et après avoir remonté et traversé un pont, on change de rive puis j’arrive enfin à Long, que c’était long !
C’est que ça grimpe un peu pour atteindre la place du village où se trouve le ravitaillement et le bidon bleu qu’il faut contourner pour repartir dans l’autre sens. Aux tables il n’y a plus rien de chaud ce qui fait râler quelques personnes, les bénévoles sont désolés. Je ne m’attarde pas, j’avale un TUC et c’est reparti.
De retour au ravitaillement de L’Etoile km73, juste après être repassé sur la rive droite, une personne dit aux autres voilà Hubert, planquez tout ! C’est l’ami Pascal qui les a mis en garde sur mon appétit féroce. Ils n’ont pas fait attention à moi à l’aller mais au retour ils ne m’ont pas oublié. Merci biloute !!!! Là encore plus de chaud. Les bénévoles sont désolés. Il a a eu visiblement des ratés dans les quantités livrées.


Les jambes vont bien mais naturellement l’allure commence à baisser, ce qui n’est pas le cas du moral qui est remonté à bloc. Je me dis que ça ne va pas durer comme ça encore longtemps, à un moment les jambes vont dire stop, mais quand ?
Premiers pépins. D’abord un caillou est rentré dans ma chaussure et il me gêne trop, je dois m’arrêter pour le retirer. Un peu plus loin, après Yzeux où j’ai trouvé un peu de soupe, mon ventre se manifeste violemment. Je n'ai plus le choix, il me faut trouver un coin tranquille car il est hors de question pour moi de faire comme la dame devant tout le monde. C’est qu’il me faudra attendre bien longtemps pour trouver l’endroit idéal, vers le 88e km. Après trois minutes d’arrêt la reprise est difficile, les jambes montrent leurs premières raideurs. 

Pour occuper mon esprit ailleurs, car je ne croise plus grand monde depuis Hangest-sur-Somme, je décide de mettre en marche la musique mais après un titre j’ai droit aux cours d’anglais qui se trouvent sur mon téléphone. Quand j’arrive au ravitaillement d’Ailly-Sur-Somme je coupe tout, de toute façon le son est trop faible, j’entends pas grand-chose dans le casque.
Je prends un coca et je repars sous les encouragements du bénévole qui me dit que c’est bientôt la fin, qu’il n’y a plus que trois remontées de pont et c’est l’arrivée. Merci monsieur, mais c’est à 9 bornes quand même...
Un coup d’œil au chrono pour constater que mon allure se fixe sur 6’17 au kilomètre, sauf que mon GPS affiche 800m de plus que les repères de l'organisation. Je suis incapable de calculer une heure d'arrivée précise mais je pense être largement dans les temps ce qui me rassure et me motive.


J’arrive au 96e, j’en reviens pas, je n’ai pas marché une seule fois. Les bénévoles du dernier ravitaillement ont la liste des concurrents pour un accueil personnalisé comme des stars. Je prends le temps de papoter un peu pour savoir si tout se déroule bien. A leur connaissance pas mal d’abandons ou hors délai sur le marathon et trois coureurs auraient bâché sur le 100km. Je les remercie et reprends mon chemin sans oublier de faire quelques photos des panneaux qu’ils ont accrochés sur les arbres.
2 coureurs me dépassent dont un accompagné d’un cycliste. Je suis certain que le premier est un relayeur mais le second je ne sais pas. En tous les cas il a une belle foulée.
Les premières maisons sont en vue, puis apparaît le panneau du 98e km. Un coup d’œil au chrono pour constater que je peux espérer être sous les 10h30 si je ne traîne pas. Alors je profite des quelques encouragements pour essayer d’élever le rythme.
Plus personne devant, derrière je ne sais pas, je me suis dit tout au long du parcours que c’était devant que ça se passait et qu’il ne me fallait jamais regarder derrière, ce que j’ai respecté.
Les bénévoles arrêtent les voitures de l’avenue Georges Pompidou pour me laisser traverser, je les remercie comme ceux du faubourg de Hem. Purée que c’est bon !
Je rentre dans le parc de la Hotoie sous un soleil qui se montre enfin timidement, l’arrivée est à l’autre extrémité. Dernier virage et au loin j’entends mes potes Pascal et Joseph hurler à plusieurs reprises “Allez Hubert”, tout le monde se retourne. Que d’émotions.
Joseph m’accompagne sur quelques mètres caméra à la main. Un dernier regard au chrono, c’est bon, j’ai amélioré mon temps de 9 minutes alors que je n’étais vraiment pas venu pour ça, tout se bouscule dans ma tête.
Une dame me demande si tout va bien, elle me propose même de m'asseoir mais je n’ai qu’une seule idée en tête qu’elle enlève la puce vite fait pour retrouver les potes et aller savourer tout ça devant une bière bien fraîche. Et c’est ce que nous allons faire sans passer par la case massage car il y avait trop de monde mais après avoir pris une petite douche.

Grosse déception au ravitaillement d'arrivée. Plus rien à manger alors qu’on nous a remis la veille un bon pour se restaurer. Nous ne serons pas les seuls à nous plaindre.
Heureusement il reste de la bière. Nous allons refaire notre course devant une pression bien fraîche sans trop nous attarder quand même, car le lendemain il faut se lever tôt pour rendre service aux coureurs des 20 km de Paris en tant que bénévole au ravitaillement du 5e km. Nous laissons donc notre ami Joseph rentrer sur Saint-Quentin après l’avoir remercié chaleureusement d’être resté aussi longtemps sur place puis direction Paris avec un Pascal super content, satisfait de sa course puisqu’il améliore son temps d’une bonne vingtaine de minute pour s’approcher des 9 heures.

Venu pour espérer faire un chrono autour des 11h30 et faire mieux qu’en Sologne 6 ans auparavant c’est quand même jubilatoire, je ne peux le nier. Il est vrai que je suis arrivé à Amiens avec un kilométrage bien plus élevé afin de pouvoir finir cette course dans les meilleures conditions possibles, terminer sans trop de souffrance et c’est ce qui s’est passé. Je dois dire que tout s’est déroulé sans accroc (sauf pour les ravitaillements personnels).
Côté chaussures et pieds pas de soucis, pas d’ampoule, les Hoka ont été géniales. Côté alimentation j’ai grignoté quelques TUC et un morceau de cake sur la fin, je n’ai donc pas avalé grand-chose de solide. J’ai surtout bien bu mes boissons énergétiques le plus régulièrement possible. Je n’ai pas pu alterner Isaostar et Nutraperf comme prévu mais les deux sont bien complémentaires. Je dois quand même avouer que j’ai une préférence pour l’isostar, pour son goût et pour son côté effervescent. Faute de bouteille sur la fin, j’ai terminé avec 2 coca.
Il faut aussi dire que le parcours se prête bien à la performance ; A part quelques remontés de pont et une toute petite côte de rien du tout du côté de la Chaussée Tirancourt, le parcours est assez roulant.
C’est un parcours globalement agréable, mais en bord de Somme on se sent un peu seul au monde, surtout quand on ne croise aucun coureur. La présence du soleil aurait donné un peu plus de charme à cet endroit mais je ne me plains pas, les conditions météos ont été bonnes pour courir.


Avant de terminer sur quelques points noirs côté organisation, je tiens comme toujours à remercier tous les bénévoles qui ont fait le maximum pour nous. Ils ont été à la hauteur de l’événement et ils ont assurés un max, parfois avec les moyens du bord, grand bravo à eux.
Il n’en reste pas moins que l’organisation à quelques défauts à corriger surtout qu’elle devra mettre en place les championnats de France de la distance l’année prochaine, aucun faux pas ne sera accepté.
Le premier point ce sont les ravitaillements personnels. Pourquoi ne pas s'inspirer de ce qui se fait ailleurs. En Sologne, par exemple, il y a 19 postes de ravitaillement tout au long du parcours. Du coup, on trouve dans la salle de retrait des dossards 19 bacs où les coureurs déposent eux-mêmes leur bidon pour les retrouver aux tables qu’ils souhaitent. C’est très simple et pas compliqué à faire.
Le second point, c’est qu’on nous avait remis un bon pour se restaurer à l’arrivée. Malheureusement plus de sandwich, plus de pizzas, que quelques gâteaux, madeleines et pain d’épices. Là c’est pas sympa et il y avait encore des concurrents sur le parcours. Je ne sais pas ce qui s’est passé, pas assez prévu ?  pourtant depuis une semaine le nombre total de coureurs était connu… y a t-il eu un contrôle correct des tickets ?  
J’ai entendu pas mal de personnes se plaindre de l’absence de boisson chaude (soupe, café, thé) à certains ravitaillements. C’est une chose qu’il faut aussi corriger sinon des coureurs ne reviendront pas.
J’aurai aussi bien aimé trouver des toilettes de temps en temps, je pense que c’est largement faisable pour le bien être des concurrents mais aussi des bénévoles et de la nature...
Enfin, sur tous les 100 km que j’ai faits, un speaker était présent à l’arrivée félicitant tous les finishers. Là, personne. On entendait quelqu’un au micro parler de je ne sais quoi. Je trouve que ce n’est pas rendre hommage aux personnes qui font la course, sans coureurs il n'y a pas de course.
Bref, il y a un peu de boulot sur la planche mais rien d'insurmontable. Je sais qu’il y aura toujours quelqu’un pour critiquer mais en améliorant ces points on ne pourra plus reprocher grand chose.
Merci quand même pour cette belle journée de sport et j’espère à bientôt.


Merci à toutes celles et ceux qui m'ont envoyé un message de soutien et d'encouragement. Bravo à tous les concurrents du 100 km comme du marathon, félicitations à tous les finishers !














La trace de mon GPS :

Mes photos :



Les vidéos de Joseph, mon arrivée :


Et un autre tout aussi heureux (y) Bravo Hubert ;-)
Posted by Joseph Corban on dimanche 11 octobre 2015




celle de Pascal :

Un cenbornard heureux ;-) Bravo PASCAL (y)
Posted by Joseph Corban on dimanche 11 octobre 2015



Les résultats :

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